En 1921, Jules-Ernest et Louis-Ernest Bernel, ébénistes à Sonceboz, constituent la société en nom collectif Ernest Bernel & fils, pour la fabrication et le commerce de meuble. L'entreprise est rebaptisée Louis Bernel en 1924. Au début de l'année 1934, elle est transformée en société anonyme, sous la raison sociale Fabrique de meubles Louis Bernel. Le conseil d'administration est composé de Louis Bernel, président, et de Pierre Tzaut, ébéniste à Sonceboz. Le capital social se monte à 20'000 francs. La SA est dissoute à la fin de la même année. La faillite est prononcée en 1935.
Fabrique de cadrans fondée en 1885 à Tramelan par Auguste Kohli. A son décès, en 1914, l’entreprise est reprise par sa veuve, puis par ses deux fils au début des années 1920. Fernand Kohli, né en 1889, reprend seul l’affaire en 1930. Maire radical de Tramelan-dessous de 1938 à 1948 et engagé dans de nombreuses sociétés du village, il apparaît comme un personnage incontournable de la vie tramelote de l’entre-deux-guerres. Il est notamment membre du conseil d’administration des Chemins de fer du Jura.
La troisième génération de patrons arrive à la tête de l’entreprise en 1950, avec la reprise des affaires par Roland et Maurice Kohli, sous la raison sociale Kohli & Cie. Cette entreprise connaît une assez forte croissance liée à celle de l’horlogerie. Le développement de l’entreprise est assuré par le rachat de sous-traitants, tels que la maison Weibel, de Saint-Imier, et la société Fleurier SA. Les patrons de l’entreprise poursuivent l’affirmation de la famille dans les affaires politiques et associatives de la commune : Maurice Kohli est conseiller municipal radical dans les années 1950 et Roland Kohli est président d’organisation du Concours hippique de Tramelan.
La quatrième et dernière génération patronale à la tête de Kohli est représentée par François Kohli, qui devient associé de l’entreprise en 1990. Il vend en 2000 son entreprise à Tag Heuer, qui s’en défait en 2002 et la remet à ses cadres qui forment Artecad SA.
Fabrique d'horlogerie fondée à Tavannes par Henri-Frédéric Sandoz en 1891 avec le soutien de la Bourgeoisie du lieu. Elle se développe rapidement par la mécanisation de sa production. Avant la Première Guerre mondiale, elle est devenue la deuxième entreprise horlogère suisse grâce à ses méthodes de rationalisation calquées sur le modèle américain. En 1913, elle compte 1000 ouvriers et produit 2500 montres par jour.
Les descendants des familles Schwob sillonnent le monde entier et écoulent des millions de montres par le biais de la filiale Cyma SA.
Elle fait faillite en 1966, son ancien département de mécanique, la Tavannes Machines, lui survit.