Humbert Bourquard est né en 1924. Après avoir effectué divers stages dans des fabriques de boîtes de montres, il s’installe à son compte à Boécourt (1947). Il est rapidement rejoint par ses frères, avec qui il dirige la société Bourquard SA. Le contexte économique de la forte croissance des années 1945-1975, associée au dynamisme d’Humbert Bourquard, vont permettre à ce dernier à peu à peu s’affirmer comme le principal fabricant de boîtes de montres du Jura, puis de l’ensemble de la Suisse.
Son expansion commence dans les années 1950, avec le rachat de nombreux ateliers et fabriques de boîtes de montres disséminés dans l’arc jurassien, parmi lesquelles des noms aussi connus que Jeangros, Montfaucon ; Les Fils de Robert Gygax, St-Imier ; Raaflaub, Moutier ; Manufacture de boîtes SA, Delémont ; et Blanches-Fontaines, Undervelier, ainsi que la création de nouvelles entreprises : Nobilia, Porrentruy ; Lomont, Damvant ; La Férouse, Grandfontaine ; et Cristallor, La Chaux-de-Fonds. De plus, Humbert Bourquard développe aussi des unités de production à l’étranger (Singapour, France) afin de lutter sur place contre cette nouvelle concurrence et de disposer de suffisamment de maind’œuvre, dans un contexte de plein emploi en Suisse.
Ces diverses entreprises sont réunies en 1969 dans la holding La Générale SA. Ce groupe comprend près d’un millier d’employés au début des années 1970, dont 800 dans le Jura, ce qui en faisait l’un des principaux employeurs jurassiens et le plus grand fabricant de boîtes de montres d’Europe. Elle produit alors près de 7 millions de boîtes par année, essentiellement dans le bas et moyen de gamme.
Ce géant industriel est touché de plein fouet par la crise qui touche l’horlogerie dès la fin des années 1970. La production chute à moins de 3 millions de boîtes en 1979, tandis que le nombre d’employés n’est plus que de 400 en 1980. Afin de tenter de surmonter ces difficultés, Humbert Bourquard fusionne La Générale avec une autre grande entreprise de boîtes de la région, E. Piquerez SA, de Bassecourt, elle-même en difficulté (1984). La nouvelle entreprise emploie alors moins de 200 personnes, mais n’évite pas la fermeture, effective en 1986.
Humbert Bourquard est resté engagé dans l’industrie de la boîte de montre, en supervisant la maison Terbival SA à Courchapoix.
Burri SA, entreprise active dans le décolletage, est fondée en 1914 par Jean Burri. Après des débuts prometteurs, l'entreprise connaît des difficultés dues à la crise économique entre 1929 et 1936. En 1942, l'entreprise est transformée en SA. Sous la houlette de Werner Burri, l'entreprise va connaître un nouveau développement qui nécessitera deux agrandissements successifs des locaux. A la mort de Werner Burri, en 1962, sa femme reprend les rênes de l'entreprise jusqu'en 1989. Elle cède alors son entreprise au groupe Mecap, propriété de Gottfried Aeschbacher et Serge Mérillat. En 2004, elle est à nouveau revendue à Willy Meier puis intégrée au groupe « BMGroupe ».
En 2008, la branche des composants horlogers de Burri SA, toujours établie à Moutier et qui appartient alors à Ferton Holding SA, est rachetée par Swatch Group.
L'entreprise est radiée par suite de fusion en décembre 2009.
Justin Cattin, établi au lieu-dit Les Rosez, près des Bois dans les Franches-Montagnes, travaille pour l'horlogerie entre 1870 et 1903 au moins.
Le Centre jurassien d’archives et de recherches économiques (CEJARE) est fondé le 17 avril 2002 à Moutier. Il est issu des AIEJ (Archives industrielles et économiques jurassiennes), créées en 1997 par le Cercle d’études historiques (CEH) de la Société jurassienne d’Émulation (SJE), Mémoire d’Erguël et le Musée du Tour automatique de Moutier dans le but de sauvegarder, conserver et mettre en valeur les archives des entreprises du Jura et du Jura bernois. Dès juin 2002, le CEJARE s’installe avec Mémoires d'Ici (MDI) dans les locaux de la Fondation des Rameaux à Saint-Imier.
En 2019, Philippe Hebeisen (non crédité), Pierre-Yves Donzé et Joël Jornod publient L’industrie en images : un système technologique et industriel dans le Jura bernois, XIXe-XXIe siècle (Saint-Imier/Neuchâtel, CEJARE /Alphil, 2019) qui documente le tissu industriel et économique du Jura bernois et du Laufonnais.
Association créée le 24 mars 1980 à Péry par la Fédération des communes du Jura bernois (FJB) qui a comme but la défense et la promotion de l'économie du Jura bernois.
Elle organise des conférences publiques, des débats et des visites d'entreprise et publie, quatre fois par année, la Revue de la CEP. En 1989, la CEP fonde le Salon des industries de l'automation, des microtechniques et de la sous-traitance (SIAMS), et en 2002, elle ouvre un service coaching qui est un soutien professionnel aux créateurs d'entreprises.
Jean Kurth ouvre un atelier de cordonnerie à La Neuveville en 1895, à la rue du Marché 13 (société simple). Les affaires prospèrent et il achète en 1906 la maison sise à la rue du Marché 1. Durant la Première Guerre mondiale, il travaille pour l’armée suisse et achète la maison de la route de Neuchâtel 5. En 1948, l'entreprise compte 112 employés et 11 points de vente situés, à l’exception de celui d’Aarbourg, en Suisse romande (3 à Genève, 2 à Fribourg, 1 à La Neuveville, au Landeron, à Neuchâtel, à La Chaux-de-Fonds et à Montreux).
En 1984, les activités se scindent en deux parties principales : la gestion d’immeubles, d'une part, et le commerce de chaussures Kurth, d'autre part. Le commerce sera vendu à Dosenbach, et Jean-Pierre Kurth continuera de travailler dans l'entreprise. Chaussures Kurth et Dosenbach appartiennent ensuite à Deichmann SA, qui possède aussi My shoes, Ochsner Sport et Ochsner. Le Magasin Dosenbach a existé à La Neuveville entre 1984 et 1999 à la rue du Marché 1.
Les CJ, qui assurent un transport ferroviaire et routier sur un territoire couvrant les cantons de Jura, Berne et Neuchâtel, trouvent leur origine en 1884 avec la ligne Tavannes-Tramelan.
Fondée lors d'une assemblée constitutive le 3 juillet 1945 (avec effet rétroactif au 1er janvier 1944), avec siège à Saignelégier, la compagnie naît de la fusion des quatre entreprises suivantes :
- Chemins de fer Tavannes-Le Noirmont (CTN), écartement de 1 m, issu de la fusion en 1926 de :
- Tavannes-Tramelan (TT), ligne exploitée à la vapeur dès 1884 et à l'électricité dès 1913
- Tramelan-Les Breuleuxdhs-Le Noirmont (TBN), ligne exploitée à l'électricité dès 1913
- Saignelégier-La Chaux-de-Fonds (SC), écartement de 1 m, ligne exploitée dès 1892 à la vapeur
- Régional Saignelégier-Glovelier (RSG), écartement de 1 m (jusqu'en 1952 écartement normal de 1435 mm), ligne exploitée dès 1904 à la vapeur
- Porrentruy-Bonfol (RPB), écartement normal de 1435 mm, ligne exploitée dès 1901 à la vapeur, prolongée en 1910 jusqu'à la frontière alsacienne, où elle se raccorde au réseau des chemins de fer du Reich.