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Entreprises, personnes, sociétés (notices d'autorité)
Henri Simon
Personne

Henri Simon est un mécanicien, père de Marcel Simon (1913-vers 1985), grand-père du donateur

Henri Girod SA
Collectivité · 1961-2001

La maison Henri Girod SA connaît une très forte croissance jusque dans les années 1970. Elle emploie près de 200 personnes dans les années 1960 et voit son chiffre d’affaires passer d’un peu plus de 580'000 francs en 1945 à plus de 7 millions de francs en 1975. Ces succès, elle les doit notamment à la grande ingéniosité technique d’Henri Girod qui diversifie énormément sa production, dans un contexte de croissance économique. A côté des activités de décolletage, notamment pour l’industrie horlogère, il met en effet au point un nombre impressionnant de nouveaux produits et d’appareils mécaniques (cadre métallique pour plaques minéralogiques, grenade, fusée d’obus, jeux de hasard pour la loterie, appareils de mesure, etc.) qui connaissent un destin commercial divers.
A son décès (1978), l’entreprise est reprise par son neveu, Charles Miglierina, technicien de formation, présent dans la société familiale depuis 1949, puis par Gilbert Bouduban (1989) et Pierre Lerch (1999). La succession est toutefois difficile, en raison de la crise économique latente et des difficultés commerciales liées à un marché de plus en plus compétitif. Des relations d’affaires sont établies en 1982 avec la maison ERAM SA, d’Allschwil (BL), elle aussi active dans le secteur du décolletage. Cette dernière rachète Henri Girod SA en 1991, l’intègre à son groupe industriel et ferme le site de Court en 2001.

Hélios SA
Collectivité · 1882-

Usines de décolletage fondées par Alfred Charpilloz (1856-1924) en 1882 à Bévilard quand il y installe un atelier de pivotage. La crise horlogère de 1975 pousse l'entreprise à se diversifier principalement vers l'industrie automobile, mais aussi électronique, médicale et hydraulique (notamment au travers de l'entreprise ACIC SA).

Fabrique de montres Zila SA
Collectivité · 1917 ou 1918-1998

La maison Oscar Scheidegger-Bourquin est fondée en 1917 ou 1918 par Oscar Scheiddeger et son épouse Léa Bourquin, tous deux actifs dans la branche horlogère. En 1922, la maison, active dans la fabrication et la vente d’horlogerie, sise à La Heutte, est inscrite au Registre suisse du commerce. La même année, elle change sa raison sociale en Oscar Scheidegger-Bourquin, fabrique d’horlogerie Zila et procède au dépôt de la marque ZILA, pour la fabrication et le commerce de montres et parties de montres.
L’entreprise fête ses 40 ans en 1957. Suite à la démission de son épouse en 1960, Roland-Louis Schwizgebel la remplace comme secrétaire (démission en 1988) tandis qu’Armand Hissarli, industriel biennois, de naissance turque et originaire de La Heutte, devient le président du CA. En 1960, dépôt de la marque Nacar ; Z / Zeysa est enregistrée en 1973.
La fabrique est aussi un important mécène local, notamment lors de la construction de la nouvelle école de La Heutte, inaugurée en 1968. En 1978, alors que la crise horlogère sévit, l’entreprise emploie encore 15 personnes, majoritairement des femmes. Cependant, sous l’effet de la crise, elle est contrainte de se restructurer et abandonne le remontage de mouvements en atelier mais pas la fabrication. L’entreprise exporte alors essentiellement ses produits au Moyen-Orient, spécialement en Turquie.
La société est dissoute par suite de faillite prononcée le 29 juin 1998.

Essaime
Collectivité · 1910-1925

Fabrique de machines fondée à Tavannes en 1910 par Charles Sandoz et son épouse Henriette née Moritz (S.M. = Sandoz-Moritz). L'entreprise fait faillite en 1925.

Charles Sandoz-Moritz
Personne · 1879-1962

Ingénieur et inventeur né au Locle en 1879, il est le fils de Henri Frédéric Sandoz, fondateur de la Tavannes Watch Co, et de Rachel Sandoz. À Tavannes, il fonde en 1910 la fabrique de machines Essaime (S.M.) avec sa femme Henriette Moritz. En 1920 il est appelé à Milan en tant qu'ingénieur-conseil pour la firme Borletti et travaille ensuite pour la Manufacture de machines du Haut-Rhin (Manurhin) à Mulhouse entre 1934 et 1935, date à laquelle il est accusé d'espionnage par son employeur. Il meurt à Paris en 1962.

Aubry Frères SA
Collectivité · 1915-2001

Fabrique d'horlogerie fondée au Noirmont en 1917. Elle produit à l'origine des pignons pour les maisons horlogères de la région, avant de se lancer dans la production de montres complètes (1921). Cet atelier de taille modeste connaît un premier essor dans les années 1930 grâce à l'établissement de relations commerciales avec la société West End SA, négociant genevois spécialisé dans les marchés indiens et moyen-orientaux.
Transformé en SA (1935), Aubry Frères accroît sa capacité de production et devient l'un des plus importants fabricants de montres des Franches-Montagnes au cours des années 1960 et 1970, sous la direction de Marcel Aubry, fils de l'un des fondateurs. Les difficultés qui interviennent sur les marchés d'Aubry Frères à la fin des années 1970 (notamment la fermeture du marché iranien en 1978) débouchent sur une crise de reconversion, tentée par le rachat de maisons horlogères en difficulté (Dogma, Ernest Borel, West End, Doxa, etc.), par la production de haut de gamme et par la production de robots (dans le cadre de la société Espérus). Ces diverses tentatives n'apportent pas tous les résultats escomptés. Au début des années 1990, le père d'Henri Aubry, en raison d'un problème de famille, voit le salut de son entreprise dans le marché chinois qui s'ouvre au commerce international et vend sa société à des investisseurs de Hong Kong. Cette nouvelle affaire se solde par un échec, si bien qu'Henri Aubry, représentant la troisième génération de directeurs, rachète la société (1993) avant de s'en défaire définitivement (2001).

Alfred Kohler SA
Collectivité · 1910-

Fabrique de décolletage à Moutier fondée par Alfred Kohler en 1910.
Jämes Bandelier y a travaillé et a laissé des souvenirs de ses activités dans Mémoires d'un contremaître (1914-1955).