Le Centre jurassien d’archives et de recherches économiques (CEJARE) est fondé le 17 avril 2002 à Moutier. Il est issu des AIEJ (Archives industrielles et économiques jurassiennes), créées en 1997 par le Cercle d’études historiques (CEH) de la Société jurassienne d’Émulation (SJE), Mémoire d’Erguël et le Musée du Tour automatique de Moutier dans le but de sauvegarder, conserver et mettre en valeur les archives des entreprises du Jura et du Jura bernois. Dès juin 2002, le CEJARE s’installe dans les locaux de Mémoires d'Ici (MDI) à Saint-Imier.
Auguste Laager ouvre un atelier d’horlogerie à Péry en 1857 pour la finition des montres, notamment celles fabriquées par Amédée Douard à Bienne et par la société Courvoisier à La Chaux-de-Fonds.
En 1931, la marque Nisus est déposée et des membres de la famille Laager s’associent à Albert Douard, qui a succédé à Amédée Douard, pour former la société Albert Douard SA à Evilard. Cette société est transférée à Péry et en 1942, Albert Douard quitte l’entreprise qui devient Nisus SA.
En 1948, Alfred Laager quitte l’entreprise après avoir fondé sa propre société, Alfred Laager, Montres Jovial, à Bienne. Odette et Lucien Laager sont désormais associés à Auguste Laager, et en 1951, ils sont rejoints par Auguste Laager, le petit-fils du fondateur.
Une nouvelle usine est construite à Péry en 1955 pour augmenter la capacité de production. Dans les années 1960, la production s’est orientée vers les montres-bijoux pour femmes.
L'entreprise cesse ses activités en 1984.
Albert Vorpe, né à Sonceboz en 1901, a achevé sa formation de technicien horloger au Technicum cantonal de Bienne en 1921. Horloger réputé, il a été pressenti pour diriger l'École d'ingénieurs de Soleure, mais a décliné la proposition.
La maison Wahli Frères SA est fondée en 1946 par deux fils d’un agriculteur de Champoz, Werner et Marcel Wahli. Ils sont rapidement rejoints par un troisième frère, Samuel Wahli (1949), et par un beau-frère, Walter Oppliger (1955). L’entreprise connaît une très forte croissance jusque dans les années 1970 : les frères Wahli quittent l’atelier installé dans la ferme paternelle et s’établissent à Bévilard en 1951. L’évolution du nombre d’employés reflète particulièrement bien ces années de croissance, puisque l’on compte 9 employés en 1951, 109 en 1961 et 280 en 1981.
L’entreprise Wahli connaît des difficultés dans les années 1980. Elle est rachetée en 1990 par le groupe Dixi, qui centralise ses activités au Locle et ferme le site de Bévilard.
La maison Henri Girod SA connaît une très forte croissance jusque dans les années 1970. Elle emploie près de 200 personnes dans les années 1960 et voit son chiffre d’affaires passer d’un peu plus de 580'000 francs en 1945 à plus de 7 millions de francs en 1975. Ces succès, elle les doit notamment à la grande ingéniosité technique d’Henri Girod qui diversifie énormément sa production, dans un contexte de croissance économique. A côté des activités de décolletage, notamment pour l’industrie horlogère, il met en effet au point un nombre impressionnant de nouveaux produits et d’appareils mécaniques (cadre métallique pour plaques minéralogiques, grenade, fusée d’obus, jeux de hasard pour la loterie, appareils de mesure, etc.) qui connaissent un destin commercial divers.
A son décès (1978), l’entreprise est reprise par son neveu, Charles Miglierina, technicien de formation, présent dans la société familiale depuis 1949, puis par Gilbert Bouduban (1989) et Pierre Lerch (1999). La succession est toutefois difficile, en raison de la crise économique latente et des difficultés commerciales liées à un marché de plus en plus compétitif. Des relations d’affaires sont établies en 1982 avec la maison ERAM SA, d’Allschwil (BL), elle aussi active dans le secteur du décolletage. Cette dernière rachète Henri Girod SA en 1991, l’intègre à son groupe industriel et ferme le site de Court en 2001.
Atelier d'horlogerie ouvert en 1918 à Bévilard par Édouard et Charles Reusser, transformé en société anonyme en 1929. En 1956, Reusser Frères devient Reusser SA, Orvin & Tradition Watch Co. Elle ferme en 1983.
Fabrique d'horlogerie fondée à Tavannes par Henri-Frédéric Sandoz en 1891 avec le soutien de la Bourgeoisie du lieu. Elle se développe rapidement par la mécanisation de sa production. Avant la Première Guerre mondiale, elle est devenue la deuxième entreprise horlogère suisse grâce à ses méthodes de rationalisation calquées sur le modèle américain. En 1913, elle compte 1000 ouvriers et produit 2500 montres par jour.
Les descendants des familles Schwob sillonnent le monde entier et écoulent des millions de montres par le biais de la filiale Cyma SA.
Elle fait faillite en 1966, son ancien département de mécanique, la Tavannes Machines, lui survit.
Fabrique de machines fondée à Bévilard en 1915 par Charles Schäublin (1883-1958), mécanicien originaire de Waldenburg, et son beau-frère Emile Villeneuve (1890-1952), maître secondaire à Tavannes. Elle produit des machines-outils pour l'industrie horlogère et connaît un important développement dans l'entre-deux-guerres.