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Authority record
Burri
Corporate body · 1914-2009

Burri SA, entreprise active dans le décolletage, est fondée en 1914 par Jean Burri. Après des débuts prometteurs, l'entreprise connaît des difficultés dues à la crise économique entre 1929 et 1936. En 1942, l'entreprise est transformée en SA. Sous la houlette de Werner Burri, l'entreprise va connaître un nouveau développement qui nécessitera deux agrandissements successifs des locaux. A la mort de Werner Burri, en 1962, sa femme reprend les rênes de l'entreprise jusqu'en 1989. Elle cède alors son entreprise au groupe Mecap, propriété de Gottfried Aeschbacher et Serge Mérillat. En 2004, elle est à nouveau revendue à Willy Meier puis intégrée au groupe « BMGroupe ».
En 2008, la branche des composants horlogers de Burri SA, toujours établie à Moutier et qui appartient alors à Ferton Holding SA, est rachetée par Swatch Group.
L'entreprise est radiée par suite de fusion en décembre 2009.

Corporate body · 2002-

Le Centre jurassien d’archives et de recherches économiques (CEJARE) est fondé le 17 avril 2002 à Moutier. Il est issu des AIEJ (Archives industrielles et économiques jurassiennes), créées en 1997 par le Cercle d’études historiques (CEH) de la Société jurassienne d’Émulation (SJE), Mémoire d’Erguël et le Musée du Tour automatique de Moutier dans le but de sauvegarder, conserver et mettre en valeur les archives des entreprises du Jura et du Jura bernois. Dès juin 2002, le CEJARE s’installe avec Mémoires d'Ici (MDI) dans les locaux de la Fondation des Rameaux à Saint-Imier.
En 2019, Philippe Hebeisen (non crédité), Pierre-Yves Donzé et Joël Jornod publient L’industrie en images : un système technologique et industriel dans le Jura bernois, XIXe-XXIe siècle (Saint-Imier/Neuchâtel, CEJARE /Alphil, 2019) qui documente le tissu industriel et économique du Jura bernois et du Laufonnais.

Chaussures Kurth
Corporate body · 1895-1984

Jean Kurth ouvre un atelier de cordonnerie à La Neuveville en 1895, à la rue du Marché 13 (société simple). Les affaires prospèrent et il achète en 1906 la maison sise à la rue du Marché 1. Durant la Première Guerre mondiale, il travaille pour l’armée suisse et achète la maison de la route de Neuchâtel 5. En 1948, l'entreprise compte 112 employés et 11 points de vente situés, à l’exception de celui d’Aarbourg, en Suisse romande (3 à Genève, 2 à Fribourg, 1 à La Neuveville, au Landeron, à Neuchâtel, à La Chaux-de-Fonds et à Montreux).
En 1984, les activités se scindent en deux parties principales : la gestion d’immeubles, d'une part, et le commerce de chaussures Kurth, d'autre part. Le commerce sera vendu à Dosenbach, et Jean-Pierre Kurth continuera de travailler dans l'entreprise. Chaussures Kurth et Dosenbach appartiennent ensuite à Deichmann SA, qui possède aussi My shoes, Ochsner Sport et Ochsner. Le Magasin Dosenbach a existé à La Neuveville entre 1984 et 1999 à la rue du Marché 1.

Wahli Frères SA
Corporate body · 1946-1990

La maison Wahli Frères SA est fondée en 1946 par deux fils d’un agriculteur de Champoz, Werner et Marcel Wahli. Ils sont rapidement rejoints par un troisième frère, Samuel Wahli (1949), et par un beau-frère, Walter Oppliger (1955). L’entreprise connaît une très forte croissance jusque dans les années 1970 : les frères Wahli quittent l’atelier installé dans la ferme paternelle et s’établissent à Bévilard en 1951. L’évolution du nombre d’employés reflète particulièrement bien ces années de croissance, puisque l’on compte 9 employés en 1951, 109 en 1961 et 280 en 1981.
L’entreprise Wahli connaît des difficultés dans les années 1980. Elle est rachetée en 1990 par le groupe Dixi, qui centralise ses activités au Locle et ferme le site de Bévilard.

Henri Girod SA
Corporate body · 1961-2001

La maison Henri Girod SA connaît une très forte croissance jusque dans les années 1970. Elle emploie près de 200 personnes dans les années 1960 et voit son chiffre d’affaires passer d’un peu plus de 580'000 francs en 1945 à plus de 7 millions de francs en 1975. Ces succès, elle les doit notamment à la grande ingéniosité technique d’Henri Girod qui diversifie énormément sa production, dans un contexte de croissance économique. A côté des activités de décolletage, notamment pour l’industrie horlogère, il met en effet au point un nombre impressionnant de nouveaux produits et d’appareils mécaniques (cadre métallique pour plaques minéralogiques, grenade, fusée d’obus, jeux de hasard pour la loterie, appareils de mesure, etc.) qui connaissent un destin commercial divers.
A son décès (1978), l’entreprise est reprise par son neveu, Charles Miglierina, technicien de formation, présent dans la société familiale depuis 1949, puis par Gilbert Bouduban (1989) et Pierre Lerch (1999). La succession est toutefois difficile, en raison de la crise économique latente et des difficultés commerciales liées à un marché de plus en plus compétitif. Des relations d’affaires sont établies en 1982 avec la maison ERAM SA, d’Allschwil (BL), elle aussi active dans le secteur du décolletage. Cette dernière rachète Henri Girod SA en 1991, l’intègre à son groupe industriel et ferme le site de Court en 2001.

Reusser Frères SA
Corporate body · 1918-1983

Atelier d'horlogerie ouvert en 1918 à Bévilard par Édouard et Charles Reusser, transformé en société anonyme en 1929. En 1956, Reusser Frères devient Reusser SA, Orvin & Tradition Watch Co. Elle ferme en 1983.

Schaublin
Corporate body · 1915-

Fabrique de machines fondée à Bévilard en 1915 par Charles Schäublin (1883-1958), mécanicien originaire de Waldenburg, et son beau-frère Emile Villeneuve (1890-1952), maître secondaire à Tavannes. Elle produit des machines-outils pour l'industrie horlogère et connaît un important développement dans l'entre-deux-guerres.

Vorpe, Albert
Person · 1901-1991

Albert Vorpe, né à Sonceboz en 1901, a achevé sa formation de technicien horloger au Technicum cantonal de Bienne en 1921. Horloger réputé, il a été pressenti pour diriger l'École d'ingénieurs de Soleure, mais a décliné la proposition.

Erismann-Schinz
Corporate body · 1897-

Après avoir travaillé comme mécanicien à la Fabrique d’ébauches de Fontainemelon, Adolphe Erismann-Schinz s’installe à La Neuveville en 1897. Il loue un établi dans l’atelier d’horlogerie des frères Favre, dans l’usine surnommée le grenier, pour construire des machines. Il s’oriente en 1902 vers la production de raquettes et d’autres fournitures d’horlogerie. Il acquiert l’immeuble en 1910 et transforme l’affaire en société anonyme en 1918.
La Fabrique du Grenier, comme elle est dès lors appelée, crée en 1925 le Shock Absorber. Ce dispositif vise à protéger le mécanisme des montresbracelets, alors en plein essor. Portée par les ventes de ses amortisseurs de
chocs, l’entreprise se développe rapidement. À la fin des années 1960, elle compte plus de deux cents employés à La Neuveville et sur le site de Rossens, ouvert en 1964. Elle est toujours active aujourd’hui, à plus petite échelle.

Kohli & Cie
Corporate body · 1885-

Fabrique de cadrans fondée en 1885 à Tramelan par Auguste Kohli. A son décès, en 1914, l’entreprise est reprise par sa veuve, puis par ses deux fils au début des années 1920. Fernand Kohli, né en 1889, reprend seul l’affaire en 1930. Maire radical de Tramelan-dessous de 1938 à 1948 et engagé dans de nombreuses sociétés du village, il apparaît comme un personnage incontournable de la vie tramelote de l’entre-deux-guerres. Il est notamment membre du conseil d’administration des Chemins de fer du Jura.
La troisième génération de patrons arrive à la tête de l’entreprise en 1950, avec la reprise des affaires par Roland et Maurice Kohli, sous la raison sociale Kohli & Cie. Cette entreprise connaît une assez forte croissance liée à celle de l’horlogerie. Le développement de l’entreprise est assuré par le rachat de sous-traitants, tels que la maison Weibel, de Saint-Imier, et la société Fleurier SA. Les patrons de l’entreprise poursuivent l’affirmation de la famille dans les affaires politiques et associatives de la commune : Maurice Kohli est conseiller municipal radical dans les années 1950 et Roland Kohli est président d’organisation du Concours hippique de Tramelan.
La quatrième et dernière génération patronale à la tête de Kohli est représentée par François Kohli, qui devient associé de l’entreprise en 1990. Il vend en 2000 son entreprise à Tag Heuer, qui s’en défait en 2002 et la remet à ses cadres qui forment Artecad SA.