Auguste Laager ouvre un atelier d’horlogerie à Péry en 1857 pour la finition des montres, notamment celles fabriquées par Amédée Douard à Bienne et par la société Courvoisier à La Chaux-de-Fonds.
En 1931, la marque Nisus est déposée et des membres de la famille Laager s’associent à Albert Douard, qui a succédé à Amédée Douard, pour former la société Albert Douard SA à Evilard. Cette société est transférée à Péry et en 1942, Albert Douard quitte l’entreprise qui devient Nisus SA.
En 1948, Alfred Laager quitte l’entreprise après avoir fondé sa propre société, Alfred Laager, Montres Jovial, à Bienne. Odette et Lucien Laager sont désormais associés à Auguste Laager, et en 1951, ils sont rejoints par Auguste Laager, le petit-fils du fondateur.
Une nouvelle usine est construite à Péry en 1955 pour augmenter la capacité de production. Dans les années 1960, la production s’est orientée vers les montres-bijoux pour femmes.
L'entreprise cesse ses activités en 1984.
Le Musée du tour automatique et d'histoire de Moutier est fondé par Roger Hayoz en 1992 afin de pour pouvoir partager le fruit de ses recherches et de sa collection sur l'histoire industrielle qui comprend, outre des tours automatiques, des documents, journaux, gravures et peintures.
En 1921, Jules-Ernest et Louis-Ernest Bernel, ébénistes à Sonceboz, constituent la société en nom collectif Ernest Bernel & fils, pour la fabrication et le commerce de meuble. L'entreprise est rebaptisée Louis Bernel en 1924. Au début de l'année 1934, elle est transformée en société anonyme, sous la raison sociale Fabrique de meubles Louis Bernel. Le conseil d'administration est composé de Louis Bernel, président, et de Pierre Tzaut, ébéniste à Sonceboz. Le capital social se monte à 20'000 francs. La SA est dissoute à la fin de la même année. La faillite est prononcée en 1935.
Né à Alberobello, dans les Pouilles (Italie). Formé comme maçon, il s’installe au milieu des années 1920 à Sierre où il entreprend un apprentissage de peintre en bâtiment, se marie et travaille pour diverses entreprises valaisannes au cours des années 1930 et 1940. Il quitte le Valais après 1945 et vient s’établir à Cormoret où il est employé chez un peintre d’origine tessinoise, Henri Gobi.
A son décès, vers 1950, François Laneve reprend cette petite entreprise, qu’il dirige pendant une vingtaine d’années, et collabore activement avec la maison Tamone de Villeret. Il emploiera deux à trois ouvriers, dont Angelo di Donato, qui lance sa propre entreprise à Courtelary lorsque François Laneve prend sa retraite, en 1972.
Famille de Péry, fondactrice de l'atelier d'horlogerie A. Laager en 1857, de la marque de montres Nisus en 1931 et Nisus SA en 1942, ainsi que de la société Alfred Laager, Montres Jovial en 1948 à Bienne.
L'industriel Humbert Bourquard réunit diverses entreprises dans la holding La Générale SA en 1969. Ce groupe comprend près d’un millier d’employés au début des années 1970, dont 800 dans le Jura, ce qui en faisait l’un des principaux employeurs jurassiens et le plus grand fabricant de boîtes de montres d’Europe. Elle produit alors près de 7 millions de boîtes par année, essentiellement dans le bas et moyen de gamme.
Ce géant industriel est touché de plein fouet par la crise qui touche l’horlogerie dès la fin des années 1970. La production chute à moins de 3 millions de boîtes en 1979, tandis que le nombre d’employés n’est plus que de 400 en 1980. Afin de tenter de surmonter ces difficultés, Humbert Bourquard fusionne La Générale avec une autre grande entreprise de boîtes de la région, E. Piquerez SA, de Bassecourt, elle-même en difficulté (1984). La nouvelle entreprise emploie alors moins de 200 personnes, mais n’évite pas la fermeture, effective en 1986.
Fabrique de cadrans fondée en 1885 à Tramelan par Auguste Kohli. A son décès, en 1914, l’entreprise est reprise par sa veuve, puis par ses deux fils au début des années 1920. Fernand Kohli, né en 1889, reprend seul l’affaire en 1930. Maire radical de Tramelan-dessous de 1938 à 1948 et engagé dans de nombreuses sociétés du village, il apparaît comme un personnage incontournable de la vie tramelote de l’entre-deux-guerres. Il est notamment membre du conseil d’administration des Chemins de fer du Jura.
La troisième génération de patrons arrive à la tête de l’entreprise en 1950, avec la reprise des affaires par Roland et Maurice Kohli, sous la raison sociale Kohli & Cie. Cette entreprise connaît une assez forte croissance liée à celle de l’horlogerie. Le développement de l’entreprise est assuré par le rachat de sous-traitants, tels que la maison Weibel, de Saint-Imier, et la société Fleurier SA. Les patrons de l’entreprise poursuivent l’affirmation de la famille dans les affaires politiques et associatives de la commune : Maurice Kohli est conseiller municipal radical dans les années 1950 et Roland Kohli est président d’organisation du Concours hippique de Tramelan.
La quatrième et dernière génération patronale à la tête de Kohli est représentée par François Kohli, qui devient associé de l’entreprise en 1990. Il vend en 2000 son entreprise à Tag Heuer, qui s’en défait en 2002 et la remet à ses cadres qui forment Artecad SA.