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Entreprises, personnes, sociétés (notices d'autorité)
Henri Girod SA
Collectivité · 1961-2001

La maison Henri Girod SA connaît une très forte croissance jusque dans les années 1970. Elle emploie près de 200 personnes dans les années 1960 et voit son chiffre d’affaires passer d’un peu plus de 580'000 francs en 1945 à plus de 7 millions de francs en 1975. Ces succès, elle les doit notamment à la grande ingéniosité technique d’Henri Girod qui diversifie énormément sa production, dans un contexte de croissance économique. A côté des activités de décolletage, notamment pour l’industrie horlogère, il met en effet au point un nombre impressionnant de nouveaux produits et d’appareils mécaniques (cadre métallique pour plaques minéralogiques, grenade, fusée d’obus, jeux de hasard pour la loterie, appareils de mesure, etc.) qui connaissent un destin commercial divers.
A son décès (1978), l’entreprise est reprise par son neveu, Charles Miglierina, technicien de formation, présent dans la société familiale depuis 1949, puis par Gilbert Bouduban (1989) et Pierre Lerch (1999). La succession est toutefois difficile, en raison de la crise économique latente et des difficultés commerciales liées à un marché de plus en plus compétitif. Des relations d’affaires sont établies en 1982 avec la maison ERAM SA, d’Allschwil (BL), elle aussi active dans le secteur du décolletage. Cette dernière rachète Henri Girod SA en 1991, l’intègre à son groupe industriel et ferme le site de Court en 2001.

Henri Simon
Personne · 1913-1985

Henri Simon est un mécanicien, père de Marcel Simon (1913-vers 1985), grand-père du donateur

Huot, François
Personne · 1901-1974

François Huot est né le 9 mai 1904 aux Bois. Après des études de lettres à l'Université de Fribourg, il est ordonné prêtre le 9 juillet 1933. Vicaire à Porrentruy de 1936 à 1938, il est ensuite curé à Courtemaîche jusqu'en 1972. Il meurt le 13 janvier 1979.

Jacques Bregnard-Choffat
Personne · 1949-

Jacques Bregnard est un ingénieur et politicien jurassien. Il siège au Conseil municipal de Bonfol de 1976 à 1981, puis de 2002 à 2004. Dans cette fonction il était responsable des contacts avec les entreprises.

Kohli & Cie
Collectivité · 1885-

Fabrique de cadrans fondée en 1885 à Tramelan par Auguste Kohli. A son décès, en 1914, l’entreprise est reprise par sa veuve, puis par ses deux fils au début des années 1920. Fernand Kohli, né en 1889, reprend seul l’affaire en 1930. Maire radical de Tramelan-dessous de 1938 à 1948 et engagé dans de nombreuses sociétés du village, il apparaît comme un personnage incontournable de la vie tramelote de l’entre-deux-guerres. Il est notamment membre du conseil d’administration des Chemins de fer du Jura.
La troisième génération de patrons arrive à la tête de l’entreprise en 1950, avec la reprise des affaires par Roland et Maurice Kohli, sous la raison sociale Kohli & Cie. Cette entreprise connaît une assez forte croissance liée à celle de l’horlogerie. Le développement de l’entreprise est assuré par le rachat de sous-traitants, tels que la maison Weibel, de Saint-Imier, et la société Fleurier SA. Les patrons de l’entreprise poursuivent l’affirmation de la famille dans les affaires politiques et associatives de la commune : Maurice Kohli est conseiller municipal radical dans les années 1950 et Roland Kohli est président d’organisation du Concours hippique de Tramelan.
La quatrième et dernière génération patronale à la tête de Kohli est représentée par François Kohli, qui devient associé de l’entreprise en 1990. Il vend en 2000 son entreprise à Tag Heuer, qui s’en défait en 2002 et la remet à ses cadres qui forment Artecad SA.

La Générale
Collectivité · 1969-1986

L'industriel Humbert Bourquard réunit diverses entreprises dans la holding La Générale SA en 1969. Ce groupe comprend près d’un millier d’employés au début des années 1970, dont 800 dans le Jura, ce qui en faisait l’un des principaux employeurs jurassiens et le plus grand fabricant de boîtes de montres d’Europe. Elle produit alors près de 7 millions de boîtes par année, essentiellement dans le bas et moyen de gamme.
Ce géant industriel est touché de plein fouet par la crise qui touche l’horlogerie dès la fin des années 1970. La production chute à moins de 3 millions de boîtes en 1979, tandis que le nombre d’employés n’est plus que de 400 en 1980. Afin de tenter de surmonter ces difficultés, Humbert Bourquard fusionne La Générale avec une autre grande entreprise de boîtes de la région, E. Piquerez SA, de Bassecourt, elle-même en difficulté (1984). La nouvelle entreprise emploie alors moins de 200 personnes, mais n’évite pas la fermeture, effective en 1986.

Laager, Famille
Famille

Famille de Péry, fondactrice de l'atelier d'horlogerie A. Laager en 1857, de la marque de montres Nisus en 1931 et Nisus SA en 1942, ainsi que de la société Alfred Laager, Montres Jovial en 1948 à Bienne.

Laneve, François
Personne · 1903-1982

Né à Alberobello, dans les Pouilles (Italie). Formé comme maçon, il s’installe au milieu des années 1920 à Sierre où il entreprend un apprentissage de peintre en bâtiment, se marie et travaille pour diverses entreprises valaisannes au cours des années 1930 et 1940. Il quitte le Valais après 1945 et vient s’établir à Cormoret où il est employé chez un peintre d’origine tessinoise, Henri Gobi.
A son décès, vers 1950, François Laneve reprend cette petite entreprise, qu’il dirige pendant une vingtaine d’années, et collabore activement avec la maison Tamone de Villeret. Il emploiera deux à trois ouvriers, dont Angelo di Donato, qui lance sa propre entreprise à Courtelary lorsque François Laneve prend sa retraite, en 1972.

Menuiserie Bernel
Collectivité · 1921-1935

En 1921, Jules-Ernest et Louis-Ernest Bernel, ébénistes à Sonceboz, constituent la société en nom collectif Ernest Bernel & fils, pour la fabrication et le commerce de meuble. L'entreprise est rebaptisée Louis Bernel en 1924. Au début de l'année 1934, elle est transformée en société anonyme, sous la raison sociale Fabrique de meubles Louis Bernel. Le conseil d'administration est composé de Louis Bernel, président, et de Pierre Tzaut, ébéniste à Sonceboz. Le capital social se monte à 20'000 francs. La SA est dissoute à la fin de la même année. La faillite est prononcée en 1935.