Deux fabriques de cadres de cycles, puis de bicyclettes, sont fondées à Bassecourt en 1924 : l’une par Georges Rebetez, qui lance la marque Stella, l’autre par Camille Piquerez (1901-1963), qui produit les cycles Jurassia dans les locaux de l’ancienne fabrique de boîtes de montres de son père, Ervin Piquerez (1869-1921).
En 1934, des difficultés économiques poussent Georges Rebetez à céder son entreprise à Camille Piquerez & Cie, dans des conditions défavorables. Cette société connaît une forte croissance dès les années 1930 : transformée en SA (1935), elle occupe 165 personnes en 1939 et s’installe dans de nouveaux locaux en 1940. La marque Stella devient célèbre dans les années 1940 grâce au sponsoring sportif.
Parallèlement à cette activité, Camille Piquerez produit aussi des meubles en acier. La société Meubles Acier SA (Stahlmöbel AG – STAMAG) est ainsi créée le 20 décembre 1948 (FOSC, 29.12.1948) ; Camille Piquerez fait partie de son conseil d'administration, présidé jusqu'en 1950 par son frère Ervin.
Camille Piquerez se retire de sa société en 1949 pour reprendre en 1951 une fabrique d’assortiments de boîtes de montres à La Neuveville, Camille Piquerez SA (CAPSA).
A Bassecourt, la succession a été reprise par un groupe de capitalistes bâlois et zurichois, sous le nom d’Usines Stella SA (Stella Werke AG), qui produisent des meubles en acier. L’entreprise est rachetée en 1980 par Iraj Sabet, homme d’affaire d’origine iranienne. Elle arrête sa production en 2000 ou 2001 et l’usine est détruite en 2004.
La maison Wahli Frères SA est fondée en 1946 par deux fils d’un agriculteur de Champoz, Werner et Marcel Wahli. Ils sont rapidement rejoints par un troisième frère, Samuel Wahli (1949), et par un beau-frère, Walter Oppliger (1955). L’entreprise connaît une très forte croissance jusque dans les années 1970 : les frères Wahli quittent l’atelier installé dans la ferme paternelle et s’établissent à Bévilard en 1951. L’évolution du nombre d’employés reflète particulièrement bien ces années de croissance, puisque l’on compte 9 employés en 1951, 109 en 1961 et 280 en 1981.
L’entreprise Wahli connaît des difficultés dans les années 1980. Elle est rachetée en 1990 par le groupe Dixi, qui centralise ses activités au Locle et ferme le site de Bévilard.
Fabrique d'horlogerie fondée au Noirmont en 1917. Elle produit à l'origine des pignons pour les maisons horlogères de la région, avant de se lancer dans la production de montres complètes (1921). Cet atelier de taille modeste connaît un premier essor dans les années 1930 grâce à l'établissement de relations commerciales avec la société West End SA, négociant genevois spécialisé dans les marchés indiens et moyen-orientaux.
Transformé en SA (1935), Aubry Frères accroît sa capacité de production et devient l'un des plus importants fabricants de montres des Franches-Montagnes au cours des années 1960 et 1970, sous la direction de Marcel Aubry, fils de l'un des fondateurs. Les difficultés qui interviennent sur les marchés d'Aubry Frères à la fin des années 1970 (notamment la fermeture du marché iranien en 1978) débouchent sur une crise de reconversion, tentée par le rachat de maisons horlogères en difficulté (Dogma, Ernest Borel, West End, Doxa, etc.), par la production de haut de gamme et par la production de robots (dans le cadre de la société Espérus). Ces diverses tentatives n'apportent pas tous les résultats escomptés. Au début des années 1990, le père d'Henri Aubry, en raison d'un problème de famille, voit le salut de son entreprise dans le marché chinois qui s'ouvre au commerce international et vend sa société à des investisseurs de Hong Kong. Cette nouvelle affaire se solde par un échec, si bien qu'Henri Aubry, représentant la troisième génération de directeurs, rachète la société (1993) avant de s'en défaire définitivement (2001).
La maison Henri Girod SA connaît une très forte croissance jusque dans les années 1970. Elle emploie près de 200 personnes dans les années 1960 et voit son chiffre d’affaires passer d’un peu plus de 580'000 francs en 1945 à plus de 7 millions de francs en 1975. Ces succès, elle les doit notamment à la grande ingéniosité technique d’Henri Girod qui diversifie énormément sa production, dans un contexte de croissance économique. A côté des activités de décolletage, notamment pour l’industrie horlogère, il met en effet au point un nombre impressionnant de nouveaux produits et d’appareils mécaniques (cadre métallique pour plaques minéralogiques, grenade, fusée d’obus, jeux de hasard pour la loterie, appareils de mesure, etc.) qui connaissent un destin commercial divers.
A son décès (1978), l’entreprise est reprise par son neveu, Charles Miglierina, technicien de formation, présent dans la société familiale depuis 1949, puis par Gilbert Bouduban (1989) et Pierre Lerch (1999). La succession est toutefois difficile, en raison de la crise économique latente et des difficultés commerciales liées à un marché de plus en plus compétitif. Des relations d’affaires sont établies en 1982 avec la maison ERAM SA, d’Allschwil (BL), elle aussi active dans le secteur du décolletage. Cette dernière rachète Henri Girod SA en 1991, l’intègre à son groupe industriel et ferme le site de Court en 2001.
Atelier d'horlogerie ouvert en 1918 à Bévilard par Édouard et Charles Reusser, transformé en société anonyme en 1929. En 1956, Reusser Frères devient Reusser SA, Orvin & Tradition Watch Co. Elle ferme en 1983.
Famille de Péry, fondactrice de l'atelier d'horlogerie A. Laager en 1857, de la marque de montres Nisus en 1931 et Nisus SA en 1942, ainsi que de la société Alfred Laager, Montres Jovial en 1948 à Bienne.
Fabrique d'horlogerie fondée à Tavannes par Henri-Frédéric Sandoz en 1891 avec le soutien de la Bourgeoisie du lieu. Elle se développe rapidement par la mécanisation de sa production. Avant la Première Guerre mondiale, elle est devenue la deuxième entreprise horlogère suisse grâce à ses méthodes de rationalisation calquées sur le modèle américain. En 1913, elle compte 1000 ouvriers et produit 2500 montres par jour.
Les descendants des familles Schwob sillonnent le monde entier et écoulent des millions de montres par le biais de la filiale Cyma SA.
Elle fait faillite en 1966, son ancien département de mécanique, la Tavannes Machines, lui survit.
Fabrique de machines fondée à Bévilard en 1915 par Charles Schäublin (1883-1958), mécanicien originaire de Waldenburg, et son beau-frère Emile Villeneuve (1890-1952), maître secondaire à Tavannes. Elle produit des machines-outils pour l'industrie horlogère et connaît un important développement dans l'entre-deux-guerres.