A l’origine de la société Girod se trouve l’entreprise de mécanique fondée en 1899 à Court par les frères Adolphe et Arthur Allimann, qui connaît un essor particulier et devient l’un des principaux employeurs du village au début du 20e siècle. Vers 1910, Henri Girod entre dans l’entreprise et en devient l’un des deux associés (avec Adolphe Allimann) en 1916.
Chef décolleteur chez Alfred Kohler SA à Moutier. Il a laissé ses mémoires de contremaître (1914-1955).
Dès 1929, Henri Girod est seul à la tête de l’entreprise, transformée en société anonyme en 1961.
Fabrique de décolletage à Moutier fondée par Alfred Kohler en 1910.
Jämes Bandelier y a travaillé et a laissé des souvenirs de ses activités dans Mémoires d'un contremaître (1914-1955).
À l’origine de la société Girod se trouve l’entreprise de mécanique fondée en 1899 à Court par les frères Adolphe et Arthur Allimann, qui connaît un essor particulier et devient l’un des principaux employeurs du village au début du 20e siècle.
Usines de décolletage fondées par Alfred Charpilloz (1856-1924) en 1882 à Bévilard quand il y installe un atelier de pivotage. La crise horlogère de 1975 pousse l'entreprise à se diversifier principalement vers l'industrie automobile, mais aussi électronique, médicale et hydraulique (notamment au travers de l'entreprise ACIC SA).
La maison Henri Girod SA connaît une très forte croissance jusque dans les années 1970. Elle emploie près de 200 personnes dans les années 1960 et voit son chiffre d’affaires passer d’un peu plus de 580'000 francs en 1945 à plus de 7 millions de francs en 1975. Ces succès, elle les doit notamment à la grande ingéniosité technique d’Henri Girod qui diversifie énormément sa production, dans un contexte de croissance économique. A côté des activités de décolletage, notamment pour l’industrie horlogère, il met en effet au point un nombre impressionnant de nouveaux produits et d’appareils mécaniques (cadre métallique pour plaques minéralogiques, grenade, fusée d’obus, jeux de hasard pour la loterie, appareils de mesure, etc.) qui connaissent un destin commercial divers.
A son décès (1978), l’entreprise est reprise par son neveu, Charles Miglierina, technicien de formation, présent dans la société familiale depuis 1949, puis par Gilbert Bouduban (1989) et Pierre Lerch (1999). La succession est toutefois difficile, en raison de la crise économique latente et des difficultés commerciales liées à un marché de plus en plus compétitif. Des relations d’affaires sont établies en 1982 avec la maison ERAM SA, d’Allschwil (BL), elle aussi active dans le secteur du décolletage. Cette dernière rachète Henri Girod SA en 1991, l’intègre à son groupe industriel et ferme le site de Court en 2001.