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Entreprises, personnes, sociétés (notices d'autorité)
Collectivité · 1997-2002

Association créée en 1997 à Bienne à l'instigation du Cercle d'étude historique de la Société jurassienne d'émulation, de Mémoire d'Erguël à Saint-Imier et du Musée du tour automatique et d'histoire de Moutier afin de permettre la conservation du patrimoine industriel jurassien, avec l'appui des Archives de l'État de Berne et de la République et Canton du Jura.

Aubry Frères SA
Collectivité · 1915-2001

Fabrique d'horlogerie fondée au Noirmont en 1917. Elle produit à l'origine des pignons pour les maisons horlogères de la région, avant de se lancer dans la production de montres complètes (1921). Cet atelier de taille modeste connaît un premier essor dans les années 1930 grâce à l'établissement de relations commerciales avec la société West End SA, négociant genevois spécialisé dans les marchés indiens et moyen-orientaux.
Transformé en SA (1935), Aubry Frères accroît sa capacité de production et devient l'un des plus importants fabricants de montres des Franches-Montagnes au cours des années 1960 et 1970, sous la direction de Marcel Aubry, fils de l'un des fondateurs. Les difficultés qui interviennent sur les marchés d'Aubry Frères à la fin des années 1970 (notamment la fermeture du marché iranien en 1978) débouchent sur une crise de reconversion, tentée par le rachat de maisons horlogères en difficulté (Dogma, Ernest Borel, West End, Doxa, etc.), par la production de haut de gamme et par la production de robots (dans le cadre de la société Espérus). Ces diverses tentatives n'apportent pas tous les résultats escomptés. Au début des années 1990, le père d'Henri Aubry, en raison d'un problème de famille, voit le salut de son entreprise dans le marché chinois qui s'ouvre au commerce international et vend sa société à des investisseurs de Hong Kong. Cette nouvelle affaire se solde par un échec, si bien qu'Henri Aubry, représentant la troisième génération de directeurs, rachète la société (1993) avant de s'en défaire définitivement (2001).

Bourquard, Humbert
Personne · 1924-2017

Humbert Bourquard est né en 1924. Après avoir effectué divers stages dans des fabriques de boîtes de montres, il s’installe à son compte à Boécourt (1947). Il est rapidement rejoint par ses frères, avec qui il dirige la société Bourquard SA. Le contexte économique de la forte croissance des années 1945-1975, associée au dynamisme d’Humbert Bourquard, vont permettre à ce dernier à peu à peu s’affirmer comme le principal fabricant de boîtes de montres du Jura, puis de l’ensemble de la Suisse.
Son expansion commence dans les années 1950, avec le rachat de nombreux ateliers et fabriques de boîtes de montres disséminés dans l’arc jurassien, parmi lesquelles des noms aussi connus que Jeangros, Montfaucon ; Les Fils de Robert Gygax, St-Imier ; Raaflaub, Moutier ; Manufacture de boîtes SA, Delémont ; et Blanches-Fontaines, Undervelier, ainsi que la création de nouvelles entreprises : Nobilia, Porrentruy ; Lomont, Damvant ; La Férouse, Grandfontaine ; et Cristallor, La Chaux-de-Fonds. De plus, Humbert Bourquard développe aussi des unités de production à l’étranger (Singapour, France) afin de lutter sur place contre cette nouvelle concurrence et de disposer de suffisamment de maind’œuvre, dans un contexte de plein emploi en Suisse.
Ces diverses entreprises sont réunies en 1969 dans la holding La Générale SA. Ce groupe comprend près d’un millier d’employés au début des années 1970, dont 800 dans le Jura, ce qui en faisait l’un des principaux employeurs jurassiens et le plus grand fabricant de boîtes de montres d’Europe. Elle produit alors près de 7 millions de boîtes par année, essentiellement dans le bas et moyen de gamme.
Ce géant industriel est touché de plein fouet par la crise qui touche l’horlogerie dès la fin des années 1970. La production chute à moins de 3 millions de boîtes en 1979, tandis que le nombre d’employés n’est plus que de 400 en 1980. Afin de tenter de surmonter ces difficultés, Humbert Bourquard fusionne La Générale avec une autre grande entreprise de boîtes de la région, E. Piquerez SA, de Bassecourt, elle-même en difficulté (1984). La nouvelle entreprise emploie alors moins de 200 personnes, mais n’évite pas la fermeture, effective en 1986.
Humbert Bourquard est resté engagé dans l’industrie de la boîte de montre, en supervisant la maison Terbival SA à Courchapoix.

Cattin, Justin
Personne · Fin 19e siècle-début 20e siècle

Justin Cattin, établi au lieu-dit Les Rosez, près des Bois dans les Franches-Montagnes, travaille pour l'horlogerie entre 1870 et 1903 au moins.

Collectivité · 2002-

Le Centre jurassien d’archives et de recherches économiques (CEJARE) est fondé le 17 avril 2002 à Moutier. Il est issu des AIEJ (Archives industrielles et économiques jurassiennes), créées en 1997 par le Cercle d’études historiques (CEH) de la Société jurassienne d’Émulation (SJE), Mémoire d’Erguël et le Musée du Tour automatique de Moutier dans le but de sauvegarder, conserver et mettre en valeur les archives des entreprises du Jura et du Jura bernois. Dès juin 2002, le CEJARE s’installe avec Mémoires d'Ici (MDI) dans les locaux de la Fondation des Rameaux à Saint-Imier.
En 2019, Philippe Hebeisen (non crédité), Pierre-Yves Donzé et Joël Jornod publient L’industrie en images : un système technologique et industriel dans le Jura bernois, XIXe-XXIe siècle (Saint-Imier/Neuchâtel, CEJARE /Alphil, 2019) qui documente le tissu industriel et économique du Jura bernois et du Laufonnais.

CISA Bonfol
Collectivité · 1950-1999

Céramique industrielle SA (CISA), fondée le 6 juillet 1950, est l'une des trois entreprises dans le domaine de la production de poterie à Bonfol en Ajoie. Elle fait faillite en 1999.

Citeb SA
Collectivité · 1986

Centre de transit, port franc, agences en douane, commissaires expéditeurs

Créalux SA
Collectivité · 1980
Ervin Piquerez SA
Collectivité · 1939-1984

La fabrique de boîtes de montres E. Piquerez SA est fondée à Bassecourt en 1939 par Ervin Piquerez (1909-1971), mécanicien issu d’une famille d'industriels: il est notamment le frère de Camille Piquerez (1901-1963), fabricant de cycles à Bassecourt, et le cousin des fondateurs de la société Thékla Piquerez à St-Ursanne.
EPSA connaît une très forte croissance jusqu'au début des années 1970. Elle est alors la plus importante entreprise de Bassecourt. Le nombre d'employés passe d'une centaine au début des années 1940 à un maximum de 590 en 1971. Quant au chiffre d’affaires, il atteint plus de 25 millions en 1970. Ces succès reposent notamment sur un sens très poussé de l'innovation, en particulier dans le domaine des boîtes de montres étanches.
A la mort du fondateur (1971), ses héritiers adoptent un comportement rentier qui ne permet pas à l'entreprise de faire face à la crise horlogère. Largement dépendante de capitaux bancaires, EPSA fusionne en 1984 avec la holding La Générale SA, avant de se voir reprise par le géant coréen Samsung (1994-1999) puis par l'entreprise jurassienne Valentini SA (1999-2003).

Fabrique Huot
Collectivité · 1634-1975