Fabrique d'horlogerie fondée au Noirmont en 1917. Elle produit à l'origine des pignons pour les maisons horlogères de la région, avant de se lancer dans la production de montres complètes (1921). Cet atelier de taille modeste connaît un premier essor dans les années 1930 grâce à l'établissement de relations commerciales avec la société West End SA, négociant genevois spécialisé dans les marchés indiens et moyen-orientaux.
Transformé en SA (1935), Aubry Frères accroît sa capacité de production et devient l'un des plus importants fabricants de montres des Franches-Montagnes au cours des années 1960 et 1970, sous la direction de Marcel Aubry, fils de l'un des fondateurs. Les difficultés qui interviennent sur les marchés d'Aubry Frères à la fin des années 1970 (notamment la fermeture du marché iranien en 1978) débouchent sur une crise de reconversion, tentée par le rachat de maisons horlogères en difficulté (Dogma, Ernest Borel, West End, Doxa, etc.), par la production de haut de gamme et par la production de robots (dans le cadre de la société Espérus). Ces diverses tentatives n'apportent pas tous les résultats escomptés. Au début des années 1990, le père d'Henri Aubry, en raison d'un problème de famille, voit le salut de son entreprise dans le marché chinois qui s'ouvre au commerce international et vend sa société à des investisseurs de Hong Kong. Cette nouvelle affaire se solde par un échec, si bien qu'Henri Aubry, représentant la troisième génération de directeurs, rachète la société (1993) avant de s'en défaire définitivement (2001).
Le Centre jurassien d’archives et de recherches économiques (CEJARE) est fondé le 17 avril 2002 à Moutier. Il est issu des AIEJ (Archives industrielles et économiques jurassiennes), créées en 1997 par le Cercle d’études historiques (CEH) de la Société jurassienne d’Émulation (SJE), Mémoire d’Erguël et le Musée du Tour automatique de Moutier dans le but de sauvegarder, conserver et mettre en valeur les archives des entreprises du Jura et du Jura bernois. Dès juin 2002, le CEJARE s’installe dans les locaux de Mémoires d'Ici (MDI) à Saint-Imier.
Céramique industrielle SA (CISA), fondée le 6 juillet 1950, est l'une des trois entreprises dans le domaine de la production de poterie à Bonfol en Ajoie. Elle fait faillite en 1999.
Centre de transit, port franc, agences en douane, commissaires expéditeurs
La fabrique de boîtes de montres E. Piquerez SA est fondée à Bassecourt en 1939 par Ervin Piquerez (1909-1971), mécanicien issu d’une famille d'industriels: il est notamment le frère de Camille Piquerez (1901-1963), fabricant de cycles à Bassecourt, et le cousin des fondateurs de la société Thékla Piquerez à St-Ursanne.
EPSA connaît une très forte croissance jusqu'au début des années 1970. Elle est alors la plus importante entreprise de Bassecourt. Le nombre d'employés passe d'une centaine au début des années 1940 à un maximum de 590 en 1971. Quant au chiffre d’affaires, il atteint plus de 25 millions en 1970. Ces succès reposent notamment sur un sens très poussé de l'innovation, en particulier dans le domaine des boîtes de montres étanches.
A la mort du fondateur (1971), ses héritiers adoptent un comportement rentier qui ne permet pas à l'entreprise de faire face à la crise horlogère. Largement dépendante de capitaux bancaires, EPSA fusionne en 1984 avec la holding La Générale SA, avant de se voir reprise par le géant coréen Samsung (1994-1999) puis par l'entreprise jurassienne Valentini SA (1999-2003).
Henri Simon est un mécanicien, père de Marcel Simon (1913-vers 1985), grand-père du donateur
Jacques Bregnard est un ingénieur et politicien jurassien. Il siège au Conseil municipal de Bonfol de 1976 à 1981, puis de 2002 à 2004. Dans cette fonction il était responsable des contacts avec les entreprises.
Maurice Rondez (1922-2002) a été cadre technique chez Thécla SA à St-Ursanne avant d'entrer en 1951 au service d'Ervin Piquerez SA (EPSA) à Bassecourt, en tant que chef du bureau technique puis comme représentant. Il a aussi fonctionné comme membre de diverses commissions du bureau des normes de l’industrie horlogère suisse (NIHS).