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Entreprises, personnes, sociétés (notices d'autorité)
Vorpe, Albert
Personne · 1901-1991

Albert Vorpe, né à Sonceboz en 1901, a achevé sa formation de technicien horloger au Technicum cantonal de Bienne en 1921. Horloger réputé, il a été pressenti pour diriger l'École d'ingénieurs de Soleure, mais a décliné la proposition.

Verrerie de Moutier
Collectivité · 1842-2017

Verrerie fondée en 1842 par Célestin Châtelain, qui avait précédement repris la verrerie de Roches en 1817.
En 1955, les Verreries de Moutier SA créent la filiale Verres Industriels SA pour la construction de verres de sécurité. En 1976, la découverte d'un nouveau procédé de fabrication (système float) empêche la fabrique de rester concurrentielle et l'oblige à renoncer à la fabrication de verres à vitre. Elle devient une holding en 1978 (les Verreries de Moutier Holding SA, à vocation financière), alors que la filiale Verres Industriels SA se spécialise dans la transformation de verres achetés à l'extérieur en verres spéciaux (isolants, chauffants et de sécurité).
L'entreprise annonce qu'elle cesse la production en 2017.

Varmann
Collectivité · 1984-2001

Atelier de décolletage établi à Court, en faillite en 2001.

Unitas Watch Co
Collectivité · 1918-1926

Manufacture d'horlogerie fondée en juin 1918 à Tramelan par Jean [Hans] Fink, technicien horloger, Hermann Burri, industriel, Gottfried Burri et Jean Uhlmann, industriel. D'abord nommée «La Trame SA» dont le nom est déjà utilisé par un autre industriel de Tramelan, la nouvelle société change de nom et devient «Unitas Watch Co SA». La société maintient des liens très étroits avec la société Burri Frères.
Unitas Watch Co est rachetée en 1926 par la société Auguste Reymond SA, à Tramelan (marque ARSA). Après la reprise d'Auguste Reymond SA par Ebauches SA en 1932, la marque Unitas sera maintenue pour des ébauches.

Tavannes Watch
Collectivité · 1891-1966

Fabrique d'horlogerie fondée à Tavannes par Henri-Frédéric Sandoz en 1891 avec le soutien de la Bourgeoisie du lieu. Elle se développe rapidement par la mécanisation de sa production. Avant la Première Guerre mondiale, elle est devenue la deuxième entreprise horlogère suisse grâce à ses méthodes de rationalisation calquées sur le modèle américain. En 1913, elle compte 1000 ouvriers et produit 2500 montres par jour.
Les descendants des familles Schwob sillonnent le monde entier et écoulent des millions de montres par le biais de la filiale Cyma SA.
Elle fait faillite en 1966, son ancien département de mécanique, la Tavannes Machines, lui survit.

Tavannes Machines
Collectivité · 1901-1986

Département mécanique (division machines) de la société-mère Tavannes Watch Co. (TWCo) de 1901 à 1938, elle est alors transformée en société anonyme indépendante.
En 1931, la TMCo démarre la fabrication de son célèbre Gyromatic, un tour automatique vertical à 6 broches. Cet appareil de décolletage de grosses pièces en grandes séries, existant en trois déclinaisons, rencontre rapidement un succès mondial.
Dans les années 1970, l’entreprise est toujours active dans les instruments de mesure, le décolletage, l’industrie du plastique et l’industrie textile.
En 1979, TMCo acquiert la société locloise Jall SA, spécialisée dans les petites machines-outils de haute précision pour l’horlogerie.
La TMCo dépose son bilan début septembre 1986, faillite qui prend tout le monde par surprise.

Stella
Collectivité · 1924-1980

Deux fabriques de cadres de cycles, puis de bicyclettes, sont fondées à Bassecourt en 1924 : l’une par Georges Rebetez, qui lance la marque Stella, l’autre par Camille Piquerez (1901-1963), qui produit les cycles Jurassia dans les locaux de l’ancienne fabrique de boîtes de montres de son père, Ervin Piquerez (1869-1921).
En 1934, des difficultés économiques poussent Georges Rebetez à céder son entreprise à Camille Piquerez & Cie, dans des conditions défavorables. Cette société connaît une forte croissance dès les années 1930 : transformée en SA (1935), elle occupe 165 personnes en 1939 et s’installe dans de nouveaux locaux en 1940. La marque Stella devient célèbre dans les années 1940 grâce au sponsoring sportif.
Parallèlement à cette activité, Camille Piquerez produit aussi des meubles en acier. La société Meubles Acier SA (Stahlmöbel AG – STAMAG) est ainsi créée le 20 décembre 1948 (FOSC, 29.12.1948) ; Camille Piquerez fait partie de son conseil d'administration, présidé jusqu'en 1950 par son frère Ervin.
Camille Piquerez se retire de sa société en 1949 pour reprendre en 1951 une fabrique d’assortiments de boîtes de montres à La Neuveville, Camille Piquerez SA (CAPSA).
A Bassecourt, la succession a été reprise par un groupe de capitalistes bâlois et zurichois, sous le nom d’Usines Stella SA (Stella Werke AG), qui produisent des meubles en acier. L’entreprise est rachetée en 1980 par Iraj Sabet, homme d’affaire d’origine iranienne. Elle arrête sa production en 2000 ou 2001 et l’usine est détruite en 2004.

Schaublin
Collectivité · 1915-

Fabrique de machines fondée à Bévilard en 1915 par Charles Schäublin (1883-1958), mécanicien originaire de Waldenburg, et son beau-frère Emile Villeneuve (1890-1952), maître secondaire à Tavannes. Elle produit des machines-outils pour l'industrie horlogère et connaît un important développement dans l'entre-deux-guerres.

Sandoz-Moritz, Charles
Personne · 1879-1962

Ingénieur et inventeur né au Locle en 1879, il est le fils de Henri Frédéric Sandoz, fondateur de la Tavannes Watch Co, et de Rachel Sandoz. À Tavannes, il fonde en 1910 la fabrique de machines Essaime (S.M.) avec sa femme Henriette Moritz. En 1920 il est appelé à Milan en tant qu'ingénieur-conseil pour la firme Borletti et travaille ensuite pour la Manufacture de machines du Haut-Rhin (Manurhin) à Mulhouse entre 1934 et 1935, date à laquelle il est accusé d'espionnage par son employeur. Il meurt à Paris en 1962.