Albert Vorpe, né à Sonceboz en 1901, a achevé sa formation de technicien horloger au Technicum cantonal de Bienne en 1921. Horloger réputé, il a été pressenti pour diriger l'École d'ingénieurs de Soleure, mais a décliné la proposition.
Manufacture d'horlogerie fondée en juin 1918 à Tramelan par Jean [Hans] Fink, technicien horloger, Hermann Burri, industriel, Gottfried Burri et Jean Uhlmann, industriel. D'abord nommée «La Trame SA» dont le nom est déjà utilisé par un autre industriel de Tramelan, la nouvelle société change de nom et devient «Unitas Watch Co SA». La société maintient des liens très étroits avec la société Burri Frères.
Unitas Watch Co est rachetée en 1926 par la société Auguste Reymond SA, à Tramelan (marque ARSA). Après la reprise d'Auguste Reymond SA par Ebauches SA en 1932, la marque Unitas sera maintenue pour des ébauches.
Fabrique d'horlogerie fondée à Tavannes par Henri-Frédéric Sandoz en 1891 avec le soutien de la Bourgeoisie du lieu. Elle se développe rapidement par la mécanisation de sa production. Avant la Première Guerre mondiale, elle est devenue la deuxième entreprise horlogère suisse grâce à ses méthodes de rationalisation calquées sur le modèle américain. En 1913, elle compte 1000 ouvriers et produit 2500 montres par jour.
Les descendants des familles Schwob sillonnent le monde entier et écoulent des millions de montres par le biais de la filiale Cyma SA.
Elle fait faillite en 1966, son ancien département de mécanique, la Tavannes Machines, lui survit.
En 1938, Samuel Graber commence à produire des boîtes en métal et en acier. Basée à Sonvilier, l’entreprise déménage à Renan en 1941. Devenue société anonyme en 1943, elle se spécialise dans les boîtes étanches. Elle compte une centaine d’employés à la fin de la décennie. La maison S. Graber SA prospère jusqu’aux années 1970. Elle ferme en 1979, rattrapée par la crise.
Maurice Rondez (1922-2002) a été cadre technique chez Thécla SA à St-Ursanne avant d'entrer en 1951 au service d'Ervin Piquerez SA (EPSA) à Bassecourt, en tant que chef du bureau technique puis comme représentant. Il a aussi fonctionné comme membre de diverses commissions du bureau des normes de l’industrie horlogère suisse (NIHS).
Atelier d'horlogerie ouvert en 1918 à Bévilard par Édouard et Charles Reusser, transformé en société anonyme en 1929. En 1956, Reusser Frères devient Reusser SA, Orvin & Tradition Watch Co. Elle ferme en 1983.
Auguste Laager ouvre un atelier d’horlogerie à Péry en 1857 pour la finition des montres, notamment celles fabriquées par Amédée Douard à Bienne et par la société Courvoisier à La Chaux-de-Fonds.
En 1931, la marque Nisus est déposée et des membres de la famille Laager s’associent à Albert Douard, qui a succédé à Amédée Douard, pour former la société Albert Douard SA à Evilard. Cette société est transférée à Péry et en 1942, Albert Douard quitte l’entreprise qui devient Nisus SA.
En 1948, Alfred Laager quitte l’entreprise après avoir fondé sa propre société, Alfred Laager, Montres Jovial, à Bienne. Odette et Lucien Laager sont désormais associés à Auguste Laager, et en 1951, ils sont rejoints par Auguste Laager, le petit-fils du fondateur.
Une nouvelle usine est construite à Péry en 1955 pour augmenter la capacité de production. Dans les années 1960, la production s’est orientée vers les montres-bijoux pour femmes.
L'entreprise cesse ses activités en 1984.
L'industriel Humbert Bourquard réunit diverses entreprises dans la holding La Générale SA en 1969. Ce groupe comprend près d’un millier d’employés au début des années 1970, dont 800 dans le Jura, ce qui en faisait l’un des principaux employeurs jurassiens et le plus grand fabricant de boîtes de montres d’Europe. Elle produit alors près de 7 millions de boîtes par année, essentiellement dans le bas et moyen de gamme.
Ce géant industriel est touché de plein fouet par la crise qui touche l’horlogerie dès la fin des années 1970. La production chute à moins de 3 millions de boîtes en 1979, tandis que le nombre d’employés n’est plus que de 400 en 1980. Afin de tenter de surmonter ces difficultés, Humbert Bourquard fusionne La Générale avec une autre grande entreprise de boîtes de la région, E. Piquerez SA, de Bassecourt, elle-même en difficulté (1984). La nouvelle entreprise emploie alors moins de 200 personnes, mais n’évite pas la fermeture, effective en 1986.
Fabrique de cadrans fondée en 1885 à Tramelan par Auguste Kohli. A son décès, en 1914, l’entreprise est reprise par sa veuve, puis par ses deux fils au début des années 1920. Fernand Kohli, né en 1889, reprend seul l’affaire en 1930. Maire radical de Tramelan-dessous de 1938 à 1948 et engagé dans de nombreuses sociétés du village, il apparaît comme un personnage incontournable de la vie tramelote de l’entre-deux-guerres. Il est notamment membre du conseil d’administration des Chemins de fer du Jura.
La troisième génération de patrons arrive à la tête de l’entreprise en 1950, avec la reprise des affaires par Roland et Maurice Kohli, sous la raison sociale Kohli & Cie. Cette entreprise connaît une assez forte croissance liée à celle de l’horlogerie. Le développement de l’entreprise est assuré par le rachat de sous-traitants, tels que la maison Weibel, de Saint-Imier, et la société Fleurier SA. Les patrons de l’entreprise poursuivent l’affirmation de la famille dans les affaires politiques et associatives de la commune : Maurice Kohli est conseiller municipal radical dans les années 1950 et Roland Kohli est président d’organisation du Concours hippique de Tramelan.
La quatrième et dernière génération patronale à la tête de Kohli est représentée par François Kohli, qui devient associé de l’entreprise en 1990. Il vend en 2000 son entreprise à Tag Heuer, qui s’en défait en 2002 et la remet à ses cadres qui forment Artecad SA.