Céramique industrielle SA (CISA), fondée le 6 juillet 1950, est l'une des trois entreprises dans le domaine de la production de poterie à Bonfol en Ajoie. Elle fait faillite en 1999.
En 1929, Camille Bloch fonde une fabrique de chocolat à Berne où sa famille, venue de France, s’est installée au milieu du XIXe siècle. Suite à la crise horlogère, Camille Bloch doit quitter le bâtiment qu’il occupe à Berne et déménage alors son entreprise à Courtelary en 1935, dans les locaux de l’ancienne usine à papier. Le vallon, alors miné par la crise horlogère, doit notamment cette implantation à Henri Strahm, député au Grand Conseil bernois. La société prend alors le nom de Chocolats Camille Bloch SA.
C’est en 1942, alors que la Deuxième Guerre mondiale rend la situation difficile pour l’entreprise, en raison notamment de l’augmentation du prix des matières premières et de leur rareté, que le fameux Ragusa voit le jour. Ses atouts consistaient à remplacer le cacao par une pâte à base de noisettes et à être vendu en branches de 50 grammes et non en plaques de 100 grammes. Ces deux éléments permettent au nouveau chocolat de connaître un rapide succès. En plus les cartes de rationnement donnent droit à 100g de chocolat et 100g de confiserie alors que le Ragusa est classée dans les deux catégories. Le Ragusa représente en 2004 encore un tiers du chiffre d’affaires de l’entreprise.
Après la guerre, l’industrie du chocolat se développe notamment avec le chocolat fourré en tablettes. Camille Bloch, dès 1948, produit le Torino, qui reste aujourd’hui encore, avec Ragusa, le produit phare de la marque.
Au milieu des années 1950, l’entreprise lance encore une autre nouveauté, le chocolat au kirsch fabriqué sans croûte de sucre, une première dans l’industrie du chocolat à la liqueur. Dans ce secteur, Camille Bloch va réussir à se faire une place de leader sur le marché même si cela ne représente que quelques pourcentages de son chiffre d’affaires global.
Dès les années 1940, l’industrie horlogère reprend dans le Vallon de Saint-Imier. Comme les salaires y sont plus élevés que dans l’industrie du chocolat, Camille Bloch est alors délaissé par la main-d’œuvre. L’entreprise va même jusqu’à ouvrir durant quelques années une fabrique de confiserie à Wabern, en banlieue bernoise. Quant au personnel de Courtelary, il va être composé de deux tiers de saisonniers (principalement des ouvrières italiennes).
L’entreprise continue pourtant de se développer. Avec l’arrivé de Rolf Bloch (fils de Camille) au sein de l’entreprise à la tête du département de marketing, en 1955, la fabrication va tenter, pour se distinguer des grands fabricants de chocolat suisse, de se profiler avec la production de chocolat fourré et de spécialités. Il lance par exemple la branche Torino, la première branche de marque sur le marché suisse.
En 1959, Rolf Bloch reprend la direction de l’entreprise. De 1961 à 1963, un nouveau bâtiment est construit pour permettre d’augmenter la production.
En 1970, un arrêté fédéral limite le nombre d’employé(e)s étranger/ères (régime du contingentement). Pour Camille Bloch, qui compte alors 145 employés étrangers sur un total de 185, cette nouvelle loi nécessite une réaction rapide, d’autant plus que les salaires dans l’horlogerie sont toujours plus élevés et les places de travail nombreuses. Camille Bloch va donc augmenter ses salaires (très peu à cause de la convention collective de l’industrie chocolatière), introduire une prime au mérite et une prime de pénibilité et mener une vaste campagne de recrutement parmi les femmes de la région (travail à temps partiel, déplacements payés, création d’une garderie d’enfants en novembre 1971). Tous ces efforts n’aboutissent pas aux résultats escomptés et l’entreprise est obligée de diminuer sa gamme de produits pour ne garder principalement Torino, Ragusa, articles de fêtes et les spécialités à la liqueur. Dès les années 1960, l’entreprise va aussi fabriquer du chocolat kasher ce qui nécessite que toute la chaîne de production soit nettoyée de toute trace lactée, une opération qui dure trois jours sous le contrôle d’un rabbin. On va aussi chercher à rationaliser et à automatiser le plus possible la production. Cette dernière ainsi que le chiffre d’affaires augmentent régulièrement, malgré la bataille des prix qui s’est engagée dès la fin des prix imposés en 1967. En 1970, Camille Bloch emploie 250 personnes et effectue un chiffre d’affaires de 18,6 millions de francs.
La fin des années 1980 marque celle de l’extension des marchés.
1992 marque l’entrée de Stéphane Bloch dans l’entreprise comme chef du marketing, alors que deux ans plus tard, c’est au tour de son frère Daniel Bloch (tous les deux fils de Rolf). Dès février 1997, Daniel Bloch prend la direction du département administratif alors que depuis 1998, il assume la présidence de la Direction.
En 2006, l’entreprise inaugure une toute nouvelle ligne de production pour laquelle elle a investi dix millions de francs, ce qui témoigne de sa bonne santé.
Source: Dictionnaire du Jura (www.diju.ch, état au 30.11.2013)
Les CJ, qui assurent un transport ferroviaire et routier sur un territoire couvrant les cantons de Jura, Berne et Neuchâtel, trouvent leur origine en 1884 avec la ligne Tavannes-Tramelan.
Fondée lors d'une assemblée constitutive le 3 juillet 1945 (avec effet rétroactif au 1er janvier 1944), avec siège à Saignelégier, la compagnie naît de la fusion des quatre entreprises suivantes :
- Chemins de fer Tavannes-Le Noirmont (CTN), écartement de 1 m, issu de la fusion en 1926 de :
- Tavannes-Tramelan (TT), ligne exploitée à la vapeur dès 1884 et à l'électricité dès 1913
- Tramelan-Les Breuleuxdhs-Le Noirmont (TBN), ligne exploitée à l'électricité dès 1913
- Saignelégier-La Chaux-de-Fonds (SC), écartement de 1 m, ligne exploitée dès 1892 à la vapeur
- Régional Saignelégier-Glovelier (RSG), écartement de 1 m (jusqu'en 1952 écartement normal de 1435 mm), ligne exploitée dès 1904 à la vapeur
- Porrentruy-Bonfol (RPB), écartement normal de 1435 mm, ligne exploitée dès 1901 à la vapeur, prolongée en 1910 jusqu'à la frontière alsacienne, où elle se raccorde au réseau des chemins de fer du Reich.
Jean Kurth ouvre un atelier de cordonnerie à La Neuveville en 1895, à la rue du Marché 13 (société simple). Les affaires prospèrent et il achète en 1906 la maison sise à la rue du Marché 1. Durant la Première Guerre mondiale, il travaille pour l’armée suisse et achète la maison de la route de Neuchâtel 5. En 1948, l'entreprise compte 112 employés et 11 points de vente situés, à l’exception de celui d’Aarbourg, en Suisse romande (3 à Genève, 2 à Fribourg, 1 à La Neuveville, au Landeron, à Neuchâtel, à La Chaux-de-Fonds et à Montreux).
En 1984, les activités se scindent en deux parties principales : la gestion d’immeubles, d'une part, et le commerce de chaussures Kurth, d'autre part. Le commerce sera vendu à Dosenbach, et Jean-Pierre Kurth continuera de travailler dans l'entreprise. Chaussures Kurth et Dosenbach appartiennent ensuite à Deichmann SA, qui possède aussi My shoes, Ochsner Sport et Ochsner. Le Magasin Dosenbach a existé à La Neuveville entre 1984 et 1999 à la rue du Marché 1.
Association créée le 24 mars 1980 à Péry par la Fédération des communes du Jura bernois (FJB) qui a comme but la défense et la promotion de l'économie du Jura bernois.
Elle organise des conférences publiques, des débats et des visites d'entreprise et publie, quatre fois par année, la Revue de la CEP. En 1989, la CEP fonde le Salon des industries de l'automation, des microtechniques et de la sous-traitance (SIAMS), et en 2002, elle ouvre un service coaching qui est un soutien professionnel aux créateurs d'entreprises.
Le Centre jurassien d’archives et de recherches économiques (CEJARE) est fondé le 17 avril 2002 à Moutier. Il est issu des AIEJ (Archives industrielles et économiques jurassiennes), créées en 1997 par le Cercle d’études historiques (CEH) de la Société jurassienne d’Émulation (SJE), Mémoire d’Erguël et le Musée du Tour automatique de Moutier dans le but de sauvegarder, conserver et mettre en valeur les archives des entreprises du Jura et du Jura bernois. Dès juin 2002, le CEJARE s’installe avec Mémoires d'Ici (MDI) dans les locaux de la Fondation des Rameaux à Saint-Imier.
En 2019, Philippe Hebeisen (non crédité), Pierre-Yves Donzé et Joël Jornod publient L’industrie en images : un système technologique et industriel dans le Jura bernois, XIXe-XXIe siècle (Saint-Imier/Neuchâtel, CEJARE /Alphil, 2019) qui documente le tissu industriel et économique du Jura bernois et du Laufonnais.
Justin Cattin, établi au lieu-dit Les Rosez, près des Bois dans les Franches-Montagnes, travaille pour l'horlogerie entre 1870 et 1903 au moins.
Burri SA, entreprise active dans le décolletage, est fondée en 1914 par Jean Burri. Après des débuts prometteurs, l'entreprise connaît des difficultés dues à la crise économique entre 1929 et 1936. En 1942, l'entreprise est transformée en SA. Sous la houlette de Werner Burri, l'entreprise va connaître un nouveau développement qui nécessitera deux agrandissements successifs des locaux. A la mort de Werner Burri, en 1962, sa femme reprend les rênes de l'entreprise jusqu'en 1989. Elle cède alors son entreprise au groupe Mecap, propriété de Gottfried Aeschbacher et Serge Mérillat. En 2004, elle est à nouveau revendue à Willy Meier puis intégrée au groupe « BMGroupe ».
En 2008, la branche des composants horlogers de Burri SA, toujours établie à Moutier et qui appartient alors à Ferton Holding SA, est rachetée par Swatch Group.
L'entreprise est radiée par suite de fusion en décembre 2009.