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Entreprises, personnes, sociétés (notices d'autorité)
Alfred Kohler
Collectivité · 1910-

Fabrique de décolletage à Moutier fondée par Alfred Kohler en 1910.
Jämes Bandelier y a travaillé et a laissé des souvenirs de ses activités dans Mémoires d'un contremaître (1914-1955).

Alpina
Collectivité · 1883-

Fondée en 1883 par Gottlieb Hauser à l’occasion de l’exposition nationale de Zurich la « Société des horlogers suisses » en une coopérative réunissant des fabricants de montres et revendeurs. Rebaptisée « Coopérative des Horlogers Suisses » en allemand : «Schweizerische Uhrmacher-Genossenschaft» SUG en 1886.
L'administration et la fabrication sont transféré à Bienne en 1890 en même temps que Jakob Straub déjà fournisseur de « l'Association Horlogère Suisse » devient directeur de la production, sa société « J. Straub et Co. » devient l’un des fournisseurs les plus importants de ce que l’on nomme désormais en 1900 « l’Union Horlogère » c’est aussi à Jakob Straub que l’on doit le nom d’ « Alpina » qui deviendra la marque principale de « l’Union Horlogère » qui change de nom en 1906 pour « Alpina Union Horlogère » dont la nouvelle usine du Quai du Haut n°51 à Bienne est achevée en 1907 et un nouveau siège administratif à la Rue de l’Union n°13 à Bienne en 1913 .
En 1918 apparaît Météore S.A. société de production de radium pour cadrans affiliée à Alpina.
Gruen Watch entreprise horlogère américaine qui produit des montres à Bienne dans son usine de la Rue des Pianos n°55 depuis 1916, fusionne avec Alpina en 1929 pour crée le groupe « Alpina-Gruen-Gilde Uhren AG » Au début des années 1930 le Conseil d'administration se compose entre autres de fabricants d’horlogerie comme Hermann Ægler, Louis Straub (successeur de Jakob Straub), Felix Vogt ou Albert Weber Fabricant de boîtiers de montres à Genève.
L’entreprise redevient « Alpina Union Horlogère » après la fin de sa collaboration avec Gruen Watch en 1935.
En 1948 Alpina vend sous différentes marques (Alpina, Gruen, « Dreieck », Novice, Elite, Tervex, Terval).
1972 marques la fin de « l’Union Horlogère » reprise par « Alpina Watch international » ne vend plus que sous la marque « Alpina » qui quitte en 1973 le siège historique de l’entreprise à la rue de l’Union. La crise du quartz conduit l’entreprise à la disparition en 2000, avant d’être ressuscitée en 2002 sous le nom « Union Horlogère SA Bienne -Genève ».
La société Straub and Co. a été officiellement liquidée à la mort d'Arthur Aeschlimann-Straub en 2007.

Aubry Frères SA
Collectivité · 1915-2001

Fabrique d'horlogerie fondée au Noirmont en 1917. Elle produit à l'origine des pignons pour les maisons horlogères de la région, avant de se lancer dans la production de montres complètes (1921). Cet atelier de taille modeste connaît un premier essor dans les années 1930 grâce à l'établissement de relations commerciales avec la société West End SA, négociant genevois spécialisé dans les marchés indiens et moyen-orientaux.
Transformé en SA (1935), Aubry Frères accroît sa capacité de production et devient l'un des plus importants fabricants de montres des Franches-Montagnes au cours des années 1960 et 1970, sous la direction de Marcel Aubry, fils de l'un des fondateurs. Les difficultés qui interviennent sur les marchés d'Aubry Frères à la fin des années 1970 (notamment la fermeture du marché iranien en 1978) débouchent sur une crise de reconversion, tentée par le rachat de maisons horlogères en difficulté (Dogma, Ernest Borel, West End, Doxa, etc.), par la production de haut de gamme et par la production de robots (dans le cadre de la société Espérus). Ces diverses tentatives n'apportent pas tous les résultats escomptés. Au début des années 1990, le père d'Henri Aubry, en raison d'un problème de famille, voit le salut de son entreprise dans le marché chinois qui s'ouvre au commerce international et vend sa société à des investisseurs de Hong Kong. Cette nouvelle affaire se solde par un échec, si bien qu'Henri Aubry, représentant la troisième génération de directeurs, rachète la société (1993) avant de s'en défaire définitivement (2001).

Bandelier, Jämes
Personne · 1914-2000

Chef décolleteur chez Alfred Kohler SA à Moutier. Il a laissé ses mémoires de contremaître (1914-1955).

Bourquard, Humbert
Personne · 1924-2017

Humbert Bourquard est né en 1924. Après avoir effectué divers stages dans des fabriques de boîtes de montres, il s’installe à son compte à Boécourt (1947). Il est rapidement rejoint par ses frères, avec qui il dirige la société Bourquard SA. Le contexte économique de la forte croissance des années 1945-1975, associée au dynamisme d’Humbert Bourquard, vont permettre à ce dernier à peu à peu s’affirmer comme le principal fabricant de boîtes de montres du Jura, puis de l’ensemble de la Suisse.
Son expansion commence dans les années 1950, avec le rachat de nombreux ateliers et fabriques de boîtes de montres disséminés dans l’arc jurassien, parmi lesquelles des noms aussi connus que Jeangros, Montfaucon ; Les Fils de Robert Gygax, St-Imier ; Raaflaub, Moutier ; Manufacture de boîtes SA, Delémont ; et Blanches-Fontaines, Undervelier, ainsi que la création de nouvelles entreprises : Nobilia, Porrentruy ; Lomont, Damvant ; La Férouse, Grandfontaine ; et Cristallor, La Chaux-de-Fonds. De plus, Humbert Bourquard développe aussi des unités de production à l’étranger (Singapour, France) afin de lutter sur place contre cette nouvelle concurrence et de disposer de suffisamment de maind’œuvre, dans un contexte de plein emploi en Suisse.
Ces diverses entreprises sont réunies en 1969 dans la holding La Générale SA. Ce groupe comprend près d’un millier d’employés au début des années 1970, dont 800 dans le Jura, ce qui en faisait l’un des principaux employeurs jurassiens et le plus grand fabricant de boîtes de montres d’Europe. Elle produit alors près de 7 millions de boîtes par année, essentiellement dans le bas et moyen de gamme.
Ce géant industriel est touché de plein fouet par la crise qui touche l’horlogerie dès la fin des années 1970. La production chute à moins de 3 millions de boîtes en 1979, tandis que le nombre d’employés n’est plus que de 400 en 1980. Afin de tenter de surmonter ces difficultés, Humbert Bourquard fusionne La Générale avec une autre grande entreprise de boîtes de la région, E. Piquerez SA, de Bassecourt, elle-même en difficulté (1984). La nouvelle entreprise emploie alors moins de 200 personnes, mais n’évite pas la fermeture, effective en 1986.
Humbert Bourquard est resté engagé dans l’industrie de la boîte de montre, en supervisant la maison Terbival SA à Courchapoix.

Burri
Collectivité · 1914-2009

Burri SA, entreprise active dans le décolletage, est fondée en 1914 par Jean Burri. Après des débuts prometteurs, l'entreprise connaît des difficultés dues à la crise économique entre 1929 et 1936. En 1942, l'entreprise est transformée en SA. Sous la houlette de Werner Burri, l'entreprise va connaître un nouveau développement qui nécessitera deux agrandissements successifs des locaux. A la mort de Werner Burri, en 1962, sa femme reprend les rênes de l'entreprise jusqu'en 1989. Elle cède alors son entreprise au groupe Mecap, propriété de Gottfried Aeschbacher et Serge Mérillat. En 2004, elle est à nouveau revendue à Willy Meier puis intégrée au groupe « BMGroupe ».
En 2008, la branche des composants horlogers de Burri SA, toujours établie à Moutier et qui appartient alors à Ferton Holding SA, est rachetée par Swatch Group.
L'entreprise est radiée par suite de fusion en décembre 2009.

Cattin, Justin
Personne · Fin 19e siècle-début 20e siècle

Justin Cattin, établi au lieu-dit Les Rosez, près des Bois dans les Franches-Montagnes, travaille pour l'horlogerie entre 1870 et 1903 au moins.

Chocolats Camille Bloch
Collectivité · 1926-

En 1929, Camille Bloch fonde une fabrique de chocolat à Berne où sa famille, venue de France, s’est installée au milieu du XIXe siècle. Suite à la crise horlogère, Camille Bloch doit quitter le bâtiment qu’il occupe à Berne et déménage alors son entreprise à Courtelary en 1935, dans les locaux de l’ancienne usine à papier. Le vallon, alors miné par la crise horlogère, doit notamment cette implantation à Henri Strahm, député au Grand Conseil bernois. La société prend alors le nom de Chocolats Camille Bloch SA.
C’est en 1942, alors que la Deuxième Guerre mondiale rend la situation difficile pour l’entreprise, en raison notamment de l’augmentation du prix des matières premières et de leur rareté, que le fameux Ragusa voit le jour. Ses atouts consistaient à remplacer le cacao par une pâte à base de noisettes et à être vendu en branches de 50 grammes et non en plaques de 100 grammes. Ces deux éléments permettent au nouveau chocolat de connaître un rapide succès. En plus les cartes de rationnement donnent droit à 100g de chocolat et 100g de confiserie alors que le Ragusa est classée dans les deux catégories. Le Ragusa représente en 2004 encore un tiers du chiffre d’affaires de l’entreprise.
Après la guerre, l’industrie du chocolat se développe notamment avec le chocolat fourré en tablettes. Camille Bloch, dès 1948, produit le Torino, qui reste aujourd’hui encore, avec Ragusa, le produit phare de la marque.
Au milieu des années 1950, l’entreprise lance encore une autre nouveauté, le chocolat au kirsch fabriqué sans croûte de sucre, une première dans l’industrie du chocolat à la liqueur. Dans ce secteur, Camille Bloch va réussir à se faire une place de leader sur le marché même si cela ne représente que quelques pourcentages de son chiffre d’affaires global.
Dès les années 1940, l’industrie horlogère reprend dans le Vallon de Saint-Imier. Comme les salaires y sont plus élevés que dans l’industrie du chocolat, Camille Bloch est alors délaissé par la main-d’œuvre. L’entreprise va même jusqu’à ouvrir durant quelques années une fabrique de confiserie à Wabern, en banlieue bernoise. Quant au personnel de Courtelary, il va être composé de deux tiers de saisonniers (principalement des ouvrières italiennes).
L’entreprise continue pourtant de se développer. Avec l’arrivé de Rolf Bloch (fils de Camille) au sein de l’entreprise à la tête du département de marketing, en 1955, la fabrication va tenter, pour se distinguer des grands fabricants de chocolat suisse, de se profiler avec la production de chocolat fourré et de spécialités. Il lance par exemple la branche Torino, la première branche de marque sur le marché suisse.
En 1959, Rolf Bloch reprend la direction de l’entreprise. De 1961 à 1963, un nouveau bâtiment est construit pour permettre d’augmenter la production.
En 1970, un arrêté fédéral limite le nombre d’employé(e)s étranger/ères (régime du contingentement). Pour Camille Bloch, qui compte alors 145 employés étrangers sur un total de 185, cette nouvelle loi nécessite une réaction rapide, d’autant plus que les salaires dans l’horlogerie sont toujours plus élevés et les places de travail nombreuses. Camille Bloch va donc augmenter ses salaires (très peu à cause de la convention collective de l’industrie chocolatière), introduire une prime au mérite et une prime de pénibilité et mener une vaste campagne de recrutement parmi les femmes de la région (travail à temps partiel, déplacements payés, création d’une garderie d’enfants en novembre 1971). Tous ces efforts n’aboutissent pas aux résultats escomptés et l’entreprise est obligée de diminuer sa gamme de produits pour ne garder principalement Torino, Ragusa, articles de fêtes et les spécialités à la liqueur. Dès les années 1960, l’entreprise va aussi fabriquer du chocolat kasher ce qui nécessite que toute la chaîne de production soit nettoyée de toute trace lactée, une opération qui dure trois jours sous le contrôle d’un rabbin. On va aussi chercher à rationaliser et à automatiser le plus possible la production. Cette dernière ainsi que le chiffre d’affaires augmentent régulièrement, malgré la bataille des prix qui s’est engagée dès la fin des prix imposés en 1967. En 1970, Camille Bloch emploie 250 personnes et effectue un chiffre d’affaires de 18,6 millions de francs.
La fin des années 1980 marque celle de l’extension des marchés.
1992 marque l’entrée de Stéphane Bloch dans l’entreprise comme chef du marketing, alors que deux ans plus tard, c’est au tour de son frère Daniel Bloch (tous les deux fils de Rolf). Dès février 1997, Daniel Bloch prend la direction du département administratif alors que depuis 1998, il assume la présidence de la Direction.
En 2006, l’entreprise inaugure une toute nouvelle ligne de production pour laquelle elle a investi dix millions de francs, ce qui témoigne de sa bonne santé.

Source: Dictionnaire du Jura (www.diju.ch, état au 30.11.2013)

Dixi Machines
Collectivité · 20e siècle