Fondée en 1883 par Gottlieb Hauser à l’occasion de l’exposition nationale de Zurich la « Société des horlogers suisses » en une coopérative réunissant des fabricants de montres et revendeurs. Rebaptisée « Coopérative des Horlogers Suisses » en allemand : «Schweizerische Uhrmacher-Genossenschaft» SUG en 1886.
L'administration et la fabrication sont transféré à Bienne en 1890 en même temps que Jakob Straub déjà fournisseur de « l'Association Horlogère Suisse » devient directeur de la production, sa société « J. Straub et Co. » devient l’un des fournisseurs les plus importants de ce que l’on nomme désormais en 1900 « l’Union Horlogère » c’est aussi à Jakob Straub que l’on doit le nom d’ « Alpina » qui deviendra la marque principale de « l’Union Horlogère » qui change de nom en 1906 pour « Alpina Union Horlogère » dont la nouvelle usine du Quai du Haut n°51 à Bienne est achevée en 1907 et un nouveau siège administratif à la Rue de l’Union n°13 à Bienne en 1913 .
En 1918 apparaît Météore S.A. société de production de radium pour cadrans affiliée à Alpina.
Gruen Watch entreprise horlogère américaine qui produit des montres à Bienne dans son usine de la Rue des Pianos n°55 depuis 1916, fusionne avec Alpina en 1929 pour crée le groupe « Alpina-Gruen-Gilde Uhren AG » Au début des années 1930 le Conseil d'administration se compose entre autres de fabricants d’horlogerie comme Hermann Ægler, Louis Straub (successeur de Jakob Straub), Felix Vogt ou Albert Weber Fabricant de boîtiers de montres à Genève.
L’entreprise redevient « Alpina Union Horlogère » après la fin de sa collaboration avec Gruen Watch en 1935.
En 1948 Alpina vend sous différentes marques (Alpina, Gruen, « Dreieck », Novice, Elite, Tervex, Terval).
1972 marques la fin de « l’Union Horlogère » reprise par « Alpina Watch international » ne vend plus que sous la marque « Alpina » qui quitte en 1973 le siège historique de l’entreprise à la rue de l’Union. La crise du quartz conduit l’entreprise à la disparition en 2000, avant d’être ressuscitée en 2002 sous le nom « Union Horlogère SA Bienne -Genève ».
La société Straub and Co. a été officiellement liquidée à la mort d'Arthur Aeschlimann-Straub en 2007.
Fabrique d'horlogerie fondée au Noirmont en 1917. Elle produit à l'origine des pignons pour les maisons horlogères de la région, avant de se lancer dans la production de montres complètes (1921). Cet atelier de taille modeste connaît un premier essor dans les années 1930 grâce à l'établissement de relations commerciales avec la société West End SA, négociant genevois spécialisé dans les marchés indiens et moyen-orientaux.
Transformé en SA (1935), Aubry Frères accroît sa capacité de production et devient l'un des plus importants fabricants de montres des Franches-Montagnes au cours des années 1960 et 1970, sous la direction de Marcel Aubry, fils de l'un des fondateurs. Les difficultés qui interviennent sur les marchés d'Aubry Frères à la fin des années 1970 (notamment la fermeture du marché iranien en 1978) débouchent sur une crise de reconversion, tentée par le rachat de maisons horlogères en difficulté (Dogma, Ernest Borel, West End, Doxa, etc.), par la production de haut de gamme et par la production de robots (dans le cadre de la société Espérus). Ces diverses tentatives n'apportent pas tous les résultats escomptés. Au début des années 1990, le père d'Henri Aubry, en raison d'un problème de famille, voit le salut de son entreprise dans le marché chinois qui s'ouvre au commerce international et vend sa société à des investisseurs de Hong Kong. Cette nouvelle affaire se solde par un échec, si bien qu'Henri Aubry, représentant la troisième génération de directeurs, rachète la société (1993) avant de s'en défaire définitivement (2001).
Humbert Bourquard est né en 1924. Après avoir effectué divers stages dans des fabriques de boîtes de montres, il s’installe à son compte à Boécourt (1947). Il est rapidement rejoint par ses frères, avec qui il dirige la société Bourquard SA. Le contexte économique de la forte croissance des années 1945-1975, associée au dynamisme d’Humbert Bourquard, vont permettre à ce dernier à peu à peu s’affirmer comme le principal fabricant de boîtes de montres du Jura, puis de l’ensemble de la Suisse.
Son expansion commence dans les années 1950, avec le rachat de nombreux ateliers et fabriques de boîtes de montres disséminés dans l’arc jurassien, parmi lesquelles des noms aussi connus que Jeangros, Montfaucon ; Les Fils de Robert Gygax, St-Imier ; Raaflaub, Moutier ; Manufacture de boîtes SA, Delémont ; et Blanches-Fontaines, Undervelier, ainsi que la création de nouvelles entreprises : Nobilia, Porrentruy ; Lomont, Damvant ; La Férouse, Grandfontaine ; et Cristallor, La Chaux-de-Fonds. De plus, Humbert Bourquard développe aussi des unités de production à l’étranger (Singapour, France) afin de lutter sur place contre cette nouvelle concurrence et de disposer de suffisamment de maind’œuvre, dans un contexte de plein emploi en Suisse.
Ces diverses entreprises sont réunies en 1969 dans la holding La Générale SA. Ce groupe comprend près d’un millier d’employés au début des années 1970, dont 800 dans le Jura, ce qui en faisait l’un des principaux employeurs jurassiens et le plus grand fabricant de boîtes de montres d’Europe. Elle produit alors près de 7 millions de boîtes par année, essentiellement dans le bas et moyen de gamme.
Ce géant industriel est touché de plein fouet par la crise qui touche l’horlogerie dès la fin des années 1970. La production chute à moins de 3 millions de boîtes en 1979, tandis que le nombre d’employés n’est plus que de 400 en 1980. Afin de tenter de surmonter ces difficultés, Humbert Bourquard fusionne La Générale avec une autre grande entreprise de boîtes de la région, E. Piquerez SA, de Bassecourt, elle-même en difficulté (1984). La nouvelle entreprise emploie alors moins de 200 personnes, mais n’évite pas la fermeture, effective en 1986.
Humbert Bourquard est resté engagé dans l’industrie de la boîte de montre, en supervisant la maison Terbival SA à Courchapoix.
Justin Cattin, établi au lieu-dit Les Rosez, près des Bois dans les Franches-Montagnes, travaille pour l'horlogerie entre 1870 et 1903 au moins.
Ulrike Droz-Stohldreier a notamment travaillé dans l'entreprise horlogère Silvana, à Tramelan, entre 1962 et 1967. Feu son mari Maurice Droz (1940-2012) était mécanicien chez Schäublin, à Tramelan également. Le père de Maurice, Francis Droz (1904-1989), était électricien; il a été apprenti chez Unitas, dans la même localité.
Après avoir travaillé comme mécanicien à la Fabrique d’ébauches de Fontainemelon, Adolphe Erismann-Schinz s’installe à La Neuveville en 1897. Il loue un établi dans l’atelier d’horlogerie des frères Favre, dans l’usine surnommée le grenier, pour construire des machines. Il s’oriente en 1902 vers la production de raquettes et d’autres fournitures d’horlogerie. Il acquiert l’immeuble en 1910 et transforme l’affaire en société anonyme en 1918.
La Fabrique du Grenier, comme elle est dès lors appelée, crée en 1925 le Shock Absorber. Ce dispositif vise à protéger le mécanisme des montresbracelets, alors en plein essor. Portée par les ventes de ses amortisseurs de
chocs, l’entreprise se développe rapidement. À la fin des années 1960, elle compte plus de deux cents employés à La Neuveville et sur le site de Rossens, ouvert en 1964. Elle est toujours active aujourd’hui, à plus petite échelle.
La maison Oscar Scheidegger-Bourquin est fondée en 1917 ou 1918 par Oscar Scheiddeger et son épouse Léa Bourquin, tous deux actifs dans la branche horlogère. En 1922, la maison, active dans la fabrication et la vente d’horlogerie, sise à La Heutte, est inscrite au Registre suisse du commerce. La même année, elle change sa raison sociale en Oscar Scheidegger-Bourquin, fabrique d’horlogerie Zila et procède au dépôt de la marque ZILA, pour la fabrication et le commerce de montres et parties de montres.
L’entreprise fête ses 40 ans en 1957. Suite à la démission de son épouse en 1960, Roland-Louis Schwizgebel la remplace comme secrétaire (démission en 1988) tandis qu’Armand Hissarli, industriel biennois, de naissance turque et originaire de La Heutte, devient le président du CA. En 1960, dépôt de la marque Nacar ; Z / Zeysa est enregistrée en 1973.
La fabrique est aussi un important mécène local, notamment lors de la construction de la nouvelle école de La Heutte, inaugurée en 1968. En 1978, alors que la crise horlogère sévit, l’entreprise emploie encore 15 personnes, majoritairement des femmes. Cependant, sous l’effet de la crise, elle est contrainte de se restructurer et abandonne le remontage de mouvements en atelier mais pas la fabrication. L’entreprise exporte alors essentiellement ses produits au Moyen-Orient, spécialement en Turquie.
La société est dissoute par suite de faillite prononcée le 29 juin 1998.