Jura bernois

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            Allimann & Girod
            Corporate body · 1916-1929

            A l’origine de la société Girod se trouve l’entreprise de mécanique fondée en 1899 à Court par les frères Adolphe et Arthur Allimann, qui connaît un essor particulier et devient l’un des principaux employeurs du village au début du 20e siècle. Vers 1910, Henri Girod entre dans l’entreprise et en devient l’un des deux associés (avec Adolphe Allimann) en 1916.

            Unitas Watch Co
            Corporate body · 1918-1926

            Manufacture d'horlogerie fondée en juin 1918 à Tramelan par Jean [Hans] Fink, technicien horloger, Hermann Burri, industriel, Gottfried Burri et Jean Uhlmann, industriel. D'abord nommée «La Trame SA» dont le nom est déjà utilisé par un autre industriel de Tramelan, la nouvelle société change de nom et devient «Unitas Watch Co SA». La société maintient des liens très étroits avec la société Burri Frères.
            Unitas Watch Co est rachetée en 1926 par la société Auguste Reymond SA, à Tramelan (marque ARSA). Après la reprise d'Auguste Reymond SA par Ebauches SA en 1932, la marque Unitas sera maintenue pour des ébauches.

            Henri Girod (1929-1961)
            Corporate body · 1929-1961

            Dès 1929, Henri Girod est seul à la tête de l’entreprise, transformée en société anonyme en 1961.

            Commune de Valbirse
            Corporate body · 2015-

            La commune de Valbirse naît en 2015 de la fusion des communes de Bévilard, Malleray et Pontenet.

            Alfred Kohler
            Corporate body · 1910-

            Fabrique de décolletage à Moutier fondée par Alfred Kohler en 1910.
            Jämes Bandelier y a travaillé et a laissé des souvenirs de ses activités dans Mémoires d'un contremaître (1914-1955).

            Bandelier, Jämes
            Person · 1914-2000

            Chef décolleteur chez Alfred Kohler SA à Moutier. Il a laissé ses mémoires de contremaître (1914-1955).

            Laneve, François
            Person · 1903-1982

            Né à Alberobello, dans les Pouilles (Italie). Formé comme maçon, il s’installe au milieu des années 1920 à Sierre où il entreprend un apprentissage de peintre en bâtiment, se marie et travaille pour diverses entreprises valaisannes au cours des années 1930 et 1940. Il quitte le Valais après 1945 et vient s’établir à Cormoret où il est employé chez un peintre d’origine tessinoise, Henri Gobi.
            A son décès, vers 1950, François Laneve reprend cette petite entreprise, qu’il dirige pendant une vingtaine d’années, et collabore activement avec la maison Tamone de Villeret. Il emploiera deux à trois ouvriers, dont Angelo di Donato, qui lance sa propre entreprise à Courtelary lorsque François Laneve prend sa retraite, en 1972.

            Usine à Gaz de Tavannes
            Corporate body · 1910-1980

            Société fondée en 1910 par la société Rothenbach & Co pour exploiter une usine à gaz construite à Tavannes cette année-là. Font partie de son réseau de distribution les communes de Bévilard, Court, Malleray, Reconvilier, Sorvilier, Tavannes et Tramelan.
            Produisant du gaz à partir de houille, la société est durement touchée pendant la Première Guerre mondiale par les restrictions d'importation de houille allemande. Elle doit alors recourir à la distillation de bois. Pour tenir le coup, la société sollicite les communes faisant partie de son réseau pour garantir un emprunt obligataire de 50'000 Frs.
            Dans les années 1960, le prix de la houille devenant trop élevé, l'usine doit être transformée pour la distillation de l'essence (procédé dit de craquelage). Mais les communes desservies s'en désintéressent et seule la commune de Tavannes garantit l'emprunt nécessaire de 250'000 Frs.
            La société n'a pas résisté à l'apparition sur le marché du gaz naturel et a cessé ses activités en 1980 (les usines à gaz de Moutier et de St-Imier ont connu le même sort). Mais les difficultés de rattachement au réseau du gaz naturel et le mauvais état du réseau de distribution a conduit à la suppression du service du gaz dans les communes desservies.

            Chocolats Camille Bloch
            Corporate body · 1926-

            En 1929, Camille Bloch fonde une fabrique de chocolat à Berne où sa famille, venue de France, s’est installée au milieu du XIXe siècle. Suite à la crise horlogère, Camille Bloch doit quitter le bâtiment qu’il occupe à Berne et déménage alors son entreprise à Courtelary en 1935, dans les locaux de l’ancienne usine à papier. Le vallon, alors miné par la crise horlogère, doit notamment cette implantation à Henri Strahm, député au Grand Conseil bernois. La société prend alors le nom de Chocolats Camille Bloch SA.
            C’est en 1942, alors que la Deuxième Guerre mondiale rend la situation difficile pour l’entreprise, en raison notamment de l’augmentation du prix des matières premières et de leur rareté, que le fameux Ragusa voit le jour. Ses atouts consistaient à remplacer le cacao par une pâte à base de noisettes et à être vendu en branches de 50 grammes et non en plaques de 100 grammes. Ces deux éléments permettent au nouveau chocolat de connaître un rapide succès. En plus les cartes de rationnement donnent droit à 100g de chocolat et 100g de confiserie alors que le Ragusa est classée dans les deux catégories. Le Ragusa représente en 2004 encore un tiers du chiffre d’affaires de l’entreprise.
            Après la guerre, l’industrie du chocolat se développe notamment avec le chocolat fourré en tablettes. Camille Bloch, dès 1948, produit le Torino, qui reste aujourd’hui encore, avec Ragusa, le produit phare de la marque.
            Au milieu des années 1950, l’entreprise lance encore une autre nouveauté, le chocolat au kirsch fabriqué sans croûte de sucre, une première dans l’industrie du chocolat à la liqueur. Dans ce secteur, Camille Bloch va réussir à se faire une place de leader sur le marché même si cela ne représente que quelques pourcentages de son chiffre d’affaires global.
            Dès les années 1940, l’industrie horlogère reprend dans le Vallon de Saint-Imier. Comme les salaires y sont plus élevés que dans l’industrie du chocolat, Camille Bloch est alors délaissé par la main-d’œuvre. L’entreprise va même jusqu’à ouvrir durant quelques années une fabrique de confiserie à Wabern, en banlieue bernoise. Quant au personnel de Courtelary, il va être composé de deux tiers de saisonniers (principalement des ouvrières italiennes).
            L’entreprise continue pourtant de se développer. Avec l’arrivé de Rolf Bloch (fils de Camille) au sein de l’entreprise à la tête du département de marketing, en 1955, la fabrication va tenter, pour se distinguer des grands fabricants de chocolat suisse, de se profiler avec la production de chocolat fourré et de spécialités. Il lance par exemple la branche Torino, la première branche de marque sur le marché suisse.
            En 1959, Rolf Bloch reprend la direction de l’entreprise. De 1961 à 1963, un nouveau bâtiment est construit pour permettre d’augmenter la production.
            En 1970, un arrêté fédéral limite le nombre d’employé(e)s étranger/ères (régime du contingentement). Pour Camille Bloch, qui compte alors 145 employés étrangers sur un total de 185, cette nouvelle loi nécessite une réaction rapide, d’autant plus que les salaires dans l’horlogerie sont toujours plus élevés et les places de travail nombreuses. Camille Bloch va donc augmenter ses salaires (très peu à cause de la convention collective de l’industrie chocolatière), introduire une prime au mérite et une prime de pénibilité et mener une vaste campagne de recrutement parmi les femmes de la région (travail à temps partiel, déplacements payés, création d’une garderie d’enfants en novembre 1971). Tous ces efforts n’aboutissent pas aux résultats escomptés et l’entreprise est obligée de diminuer sa gamme de produits pour ne garder principalement Torino, Ragusa, articles de fêtes et les spécialités à la liqueur. Dès les années 1960, l’entreprise va aussi fabriquer du chocolat kasher ce qui nécessite que toute la chaîne de production soit nettoyée de toute trace lactée, une opération qui dure trois jours sous le contrôle d’un rabbin. On va aussi chercher à rationaliser et à automatiser le plus possible la production. Cette dernière ainsi que le chiffre d’affaires augmentent régulièrement, malgré la bataille des prix qui s’est engagée dès la fin des prix imposés en 1967. En 1970, Camille Bloch emploie 250 personnes et effectue un chiffre d’affaires de 18,6 millions de francs.
            La fin des années 1980 marque celle de l’extension des marchés.
            1992 marque l’entrée de Stéphane Bloch dans l’entreprise comme chef du marketing, alors que deux ans plus tard, c’est au tour de son frère Daniel Bloch (tous les deux fils de Rolf). Dès février 1997, Daniel Bloch prend la direction du département administratif alors que depuis 1998, il assume la présidence de la Direction.
            En 2006, l’entreprise inaugure une toute nouvelle ligne de production pour laquelle elle a investi dix millions de francs, ce qui témoigne de sa bonne santé.

            Source: Dictionnaire du Jura (www.diju.ch, état au 30.11.2013)